Dans le dernier livre de Cécile Guilbert, "Ecrits stupéfiants : drogues et littérature, d'Homère à Will Self", plus de 300 textes signés par 220 auteurs où les grands classiques obligés et les expérimentateurs célèbres, côtoient des signatures moins connues tout aussi fascinantes.

Cécile Guilbert, essayiste, critique et écrivaine, auteure de "Ecrits stupéfiants : drogues et littérature, d'Homère à Will Self" (R. Laffont).
Cécile Guilbert, essayiste, critique et écrivaine, auteure de "Ecrits stupéfiants : drogues et littérature, d'Homère à Will Self" (R. Laffont). © Getty / Dina Belenko Photography

"Ecrits stupéfiants : drogues et littérature : d'Homère à Will Self", est une anthologie rassemblant les textes de 220 auteurs qui ont écrit sur la drogue ou sous son influence. Une façon d’aborder la littérature sous un autre angle, de comprendre de quelle manière la prise de ces diverses substances contribue ou pas, à sublimer le talent de l’écrivain. 

Pour l'écrivaine qui est aussi essayiste, et critique, le sujet du livre, lui tenait à cœur pour des raisons personnelles tenant à sa découverte dans la littérature et les grands livres sur la drogue comme Les paradis artificiels de Baudelaire ou Le Festin nu, à sa vocation d’écrire et à ses débuts de consommation de stupéfiants vers 13-14 ans comme elle le raconte dans son prologue autobiographique. 

"Ecrits stupéfiants : drogues et littérature : d'Homère à Will Self", se divise en quatre grandes parties : Euphorica (opium, morphine, héroïne), Phantastica (cannabis, plantes divinatoires, peyotl et mescaline, champignons hallucinogènes, LSD), lnebriantia (éther, solvants), Excitantia (cocaïne et crack, amphétamines, ecstasy, GHB). Pour chaque drogue, à la suite d'un développement sur son histoire sacrée, médicale et culturelle, est proposée une anthologie chronologique de textes précédés d'introductions détaillées.

Tous les genres sont représentés (poésie, fiction, théâtre, journaux intimes, essais) mais aussi textes médicaux et anthropologiques… A découvrir ce soir dans l'Heure Bleue !

Extrait de  l'anthologie

(Extrait lu par Laure Adler en introduction de son émission)

"En tant qu’essayiste, j'ai toujours aimé écrire les livres que javais envie de lire. Bien que je n'ai pas à proprement parler écrit mais plutôt composé ce volume, il ne fait pas exception au désir que j'avais de le voir rejoindre ma bibliothèque, et c'est sans doute pourquoi j'en ai eu l'idée. Que semblable anthologie n'exista pas me semblait, depuis toujours incompréhensible, si l'on pense à l'immense intérêt de son sujet : les drogues mais surtout la littérature et l'imaginaire des drogues. À savoir : la somme d'expériences individuelles relatives à l’absorption de substances psychotropes enregistrées depuis que l'espèce humaine peuple la terre"

Extraits de l'entretien au micro de Laure Adler

"C'est l'amour qui me porte"

"J'ai pris toutes sortes de choses, comme beaucoup de gens, jusqu'à 40 ans".

"J'ai perdu mon frère à ce moment-là qui, comme mon cousin 'qui s'est suicidé] était un amateur de drogues. Je n'ai jamais su quelle part avaient les drogues dans son décès qui a été plutôt accidentel [...] En tous cas, ça a été un moment très dur. Pendant un an ou deux, je n'ai plus lire aucun texte sur la drogue ; je n'ai même pas pu boire un verre d'alcool"

"Je pense que le tabac et l'alcool sont plus dangereux que certaines drogues, mais ils ne rentrent pas dans le champ de cette anthologie - il y a des limites physiques à un volume"

Choix musical : Anarchy in the UK - Sex Pistols

Extraits d'archives :

  • Archive Ina de 1978 : Guy Debord donne son avis sur la société  
  • Archive Ina du 26 mars 1996 (Le Cercle de Minuit)  : Allen Ginsberg à propos des drogues qu’il prend
  • Archive Ina du 26 juin 1987 : Francoise Sagan à propos de la tentation de la drogue pour les artistes 

Générique : Veridis Quo - Daft Punk 

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