Ce soir ce serait plutôt L’heure des rêveurs paradoxale. Une heure sans queue ni tête, et pourquoi faudrait-il qu’il y ait une tête, qu’on leur coupe la tête, une heure à ne plus savoir qui de l’œuf ou de la poule. Une heure Carrollienne. Amis rêveurs préparez-vous.

Alice Lidell
Alice Lidell © Radio France / Lewis Carroll (Les huit scaroles)

Lewis Carroll a fasciné le 20 ème siècle. Son Alice a été 1000 fois relue, revisitée, réinventée, elle a été soumise aux interrogations et aux fantasmes de toutes les époques. Dali, Aragon, Breton, les surréalistes ont vu en Carroll un précurseur. Jacques Prévert se disait Carrollingien. Il y a un peu partout dans le monde, des fous de Carroll, on les appelle des Carrolliens, on les reconnaît au plaisir qu’ils ont a brouiller les pistes et à mettre le monde sens dessus dessous, à retourner la réalité comme une chaussette, pour ne plus savoir où est l’endroit de l’envers, le pourquoi, le comment, l’espace et le temps. Ce soir, c’est ce qu’on va faire, on va mettre le monde cul par-dessus tête, avec deux Carrolliens. Patrick Roegiers, fin connaisseur de l’œuvre de Lewis Carroll et grand admirateur de ses photos, parce qu’on le sait moins, mais Lewis Carroll était aussi un photographe, et Jacques Roubaud, poète et écrivain Oulipien et mathématicien.

Lorina, Alice and Edith Liddell photographié par Lewis Carroll
Lorina, Alice and Edith Liddell photographié par Lewis Carroll © corbis

Lorina, Edith et Alice Liddell étaient des amies des enfants de Lewis Carrol. Alice Liddell (à droite sur cette photo) inspira à Carrol le personnage d'Alice au Pays des Merveilles

Les références
L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.