Colette dans le jardin de sa maison de Saint-Sauveur en Puisaye
Colette dans le jardin de sa maison de Saint-Sauveur en Puisaye © Radio France

Samedi dernier, Jean-Jacques Pauvert est mort. C’était un des plus grands éditeurs français. Jean-Jacques Pauvert aimait Colette, je l’ai appris hier, ça m’a fait plaisir et ça ne m’a pas étonnée, parce que Colette c’est une écriture du corps. Une écriture sensuelle. Colette disait d’elle : « moi c’est mon corps qui pense. Il est plus intelligent que mon cerveau". Et je crois que c’est justement ça qui devait plaire à Pauvert. Jean-Jacques Pauvert est mort, je l’avais rencontré il y a tout juste un an, chez lui au Rayol, la mer à l’horizon, je lui dédie cette émission que j’ai aussi tournée au bord de la Méditerranée. Colette avait plusieurs pays, plusieurs maisons, plusieurs jardins, Saint-Tropez, Rozven près de Saint-Malo et Saint-Sauveur-en-Puisaye dans l’Yonne, son village d’enfance dont elle a gardé la nostalgie toute sa vie. Colette écrivait « J’appartiens à un pays que j’ai quitté » et c’est de ça, de la terre natale dont je vais vous parler ce soir, avec une autre Colette, hasard ou pas, Colette Guedj est une amoureuse de la littérature surréaliste, elle aurait pu parler de Breton avec Pauvert, elle est aussi une grande amoureuse de Colette. Colette repose au fond d’elle "comme une épave heureuse". Ce sont les mots de Colette Guedj, ça vous donne le ton, j’espère que ça vous donnera aussi envie d’écouter cette émission.Jusqu’à 21h, une heure douce, nostalgique, pleine de couleur, de violette, d’Algérie et de poésie.

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