Romain Gary, plaque commémorative
Romain Gary, plaque commémorative ©
« Il y avait une fois un caméléon, on l’a mis sur du vert et il est devenu vert, on l’a mis sur du bleu et il est devenu bleu, on l’a mis sur du chocolat et il est devenu chocolat et puis on l’a mis sur un plaid écossais et le caméléon a éclaté. » Romain Gary adorait cette histoire de caméléon. Romain Gary le caméléon, c’est aussi le titre de l’énorme biographie de Myriam Anissimov. Gary s’est toujours rêvé d’autres identités, toute sa vie il a multiplié les masques. C’était un personnage doué d’affabulation, un homme aux mille visages, aux mille métamorphoses, il a écrit sous plusieurs pseudonymes, le plus connu c’est bien sûr Emile Ajar, en tout cas c’est le seul et unique écrivain dans l’histoire littéraire à avoir reçu deux fois le prix Goncourt. Pendant plusieurs années Myriam Anissimov a cherché à démêler le vrai du faux, elle est partie sur les traces de sa famille, elle a fouillé les archives, elle a recueilli des témoignages, elle a rencontré ses proches, elle a fait un véritable travail d’enquête. Et cela n’a pas été facile parce que Romain Gary avait un talent pour les légendes, il aimait s’inventer des biographies. Romain Gary a souvent menti, toute sa vie il s’est amusé, toute sa vie a brouillé les pistes. « La vérité ? Quelle vérité ? La vérité est peut être que je n’existais pas ». C ’est Romain Gary qui disait cela. ## Les liens [L'annonce du Goncourt 1975 sur le site de l'INA](http://www.ina.fr/video/CAA7501618201)
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