L'Heure des rêveurs

Amis rêveurs, on ne plaisante pas avec l’invisible. L’invisible requiert du savoir-vivre, de la courtoisie, de la civilité. Vendredi dernier nous avons commencé à chatouiller les esprits, avec Bernadette Bricout et Henri Gougaud. On ne parle pas des contes, on ne raconte pas des histoires sans savoir que ça agit sur les esprits et les grandes forces du monde. Et la première des politesses avec l’invisible c’est de finir le conte, la parole ne peut rester suspendue, le monde ne peut supporter le désordre des points de suspension. Il faut finir les histoires et c’est ce que nous allons faire ce soir, nous allons clore la conversation buissonnière que nous avons entamée la semaine dernière avec Bernadette et Henri, parce que cette conversation suit un chemin et s’arrêter en route nous priverait de sens.

Sur notre chemin, ce soir, il y aura des épreuves bien sûr, la mort même pointera le bout de son nez, mais il y aura aussi du sel, il y aura le parfum de l’océan, il y aura du désir infini, et c’est encore une fois la vie et la poésie qui auront le dernier mot. Ah ! j’allais oublier de vous dire que Henri Gougaud est conteur et que Bernadette Bricout est professeure de littérature orale. C’est une façon de les présenter, j’aurais pu dire aussi qu’ils sont maîtres de la parole ou poètes. Comme vous préférez.

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