Amis rêveurs, cette nuit ne sera pas des plus douces, ce soir encore, c’est un vendredi noir, plein de brouillard, de cauchemars. Oscar Wilde disait de Dracula que c’était le plus beau roman du siècle. Jean Jacques Lecercle, amoureux des grands textes, professeur de littérature anglaise, lui, est plus ambigu, il aime et il déteste ce texte. Les Victoriens, eux, l’ont adoré. Ca les a titillé, la morsure bien-sûr, la sexualité matée de porno soft, mais pas seulement, ce n’est pas un hasard si les anglais se sont retrouvés dans ce roman. Impossible de lire Dracula sans en faire une lecture politique. Le vampire c’est l’autre, le catholique, l’étranger, l’immigré, le vampire c’est un prosélyte, il contamine par le sang, c’est la menace de l’épidémie, de l’invasion, de l’extermination. A chaque époque ses peurs, à chaque époque son vampire et c’est en cela que Dracula de Bram Stocker demeure un texte d’actualité. Réfléchissez, à votre avis, le vampire aujourd’hui, ça pourrait être qui ?

Avec des extraits du films Dracula de Francis Ford Coppola.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.