Gustave flaubert par Nadar
Gustave flaubert par Nadar ©
Amis rêveurs, je vous invite ce soir encore, à passer cette heure en compagnie de Gustave Flaubert et de l’un des siens. Et je crois que c’est exactement ça, Pierre-Marc de Biasi est l’un des siens, il est un enfant de Flaubert. C’est comme ça qu’il se vit. Pour lui, Flaubert est un ami, celui à qui l’on doit la vérité même si elle est parfois difficile à écouter. Pierre Marc de Biasi est un spécialiste et un amoureux de Flaubert, et c’est pour ça qu’il est passionnant à écouter. Flaubert l’accompagne dans sa vie, il est présent à ses côtés, et quand il est en proie au doute, il relit sa correspondance pour se réconforter. Parce que douter, dit il c’est toujours mieux que de se précipiter dans les idées reçues. Avec Flaubert, en 1968, Pierre-Marc de Biasi a compris en lisant « l’éducation sentimentale » que l’idée du grand soir était une chimère. Flaubert se méfiait des idéologies, toujours sceptique, pessimiste, il se méfiait des grandes idées de son époque, on l’a accusé d’être un réactionnaire, on lui a beaucoup reproché d’être passé à côté de la commune de Paris, mais ce que l’on ne dit pas assez, c’est le dégoût total de Flaubert pour la réaction morale, catholique et militaire qui a suivi. Et justement Pierre-Marc de Biasi démontre texte à l’appui que Flaubert n’est pas celui que l’on dit.
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