Aujourd'hui c'est la dernière émission sur les Mille et une nuits, avec Margaret Sironval, chercheuse auCNRS et André Miquel, professeur au Collège de France.

André Miquel a travaillé pendant 8 ans à la dernière traduction des Milles et une nuits en français, avec Jamel Eddine Bencheikh dont je vous ai parlé la semaine dernière. Pourquoi ont-ils voulu reprendre le texte fançais des milles et une nuits ? Parce qu'ils tenaient en donner une version plus fidèle que toutes celles que nous connaissions. Parce que l'histoire des mille une nuits est aussi une histoire de traductions, plus ou moins fidèles, mises en français, au goût et à la mode de l'époque, toujours entre traduction et création.

La toute première traduction des Milles et une nuits est celle d'Antoine Galland, publiée en 1704. Elle sera consacrée par la cour de Louis XIV et fera le bonheur des salons Parisiens et Provinciaux. On commençait à se lasser des histoires de fées, Shérazade tombe à point, les Mille et une nuits et ses créatures magiques libèrent l'imaginaire de l'époque et c'est le début de la grande aventure des Mille et nuits en Occident.

On chante, on danse les milles et une nuits en opéra, en ballet, en féérie, en pièce de théâtre.

La deuxième traduction des 1001 nuits est celle du docteur Mardrus, qui a elle, enivré le tout Paris des années 1900. Blum, Gide, Jarry, Valery ont encensé cette nouvelle version du texte. Sous la plume de Mardrus les 1001 nuits sont devenues l’espace de toutes les voluptés, de jouissances infinies, l’ Orient fantasmé. Avec sa traduction Mardrus a coloré la grisaille de la fin du 19 ème siècle et affolé le début du 20 ème.

Voilà, Jusqu'à 16h, l’épopée des Milles et une nuits en Occident, de Balzac à Chagall en passant par Rimsky Korsakov, Pasolini et Walt Disney et Jean Yanne.

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