Quand on ne peut plus interroger les êtres, on interroge les signes. C'est ce qu'a fait Georges Perec. L'écriture a été pour lui un moyen de salut. Un lien qui unit sa vie à celle de ses parents disparus.

W ou le souvenir d'enfance
W ou le souvenir d'enfance © Radio France

Amis rêveurs, c’est la voix de Georges Perec que vous venez d’entendre, il y a tout juste 50 ans, Perec recevait le Prix Renaudot pour son roman « Les choses ».

L’histoire de Perec commence par un anéantissement, son père mort à la guerre, sa mère déportée en camp. C’est sur cette absence que Perec a dû se construire. Perec c’est l’histoire d’une quête. La quête de son identité autour d’un fil conducteur qui est l’écriture. Quand on ne peut plus interroger les êtres, on interroge les signes. Les signes et les lettres ont été pour Perec des points d’appui pour ne pas être aspiré par le vide de la disparition de ses parents. C’est l’écriture qui a sauvé Perec. C’est en écoutant Claude Burgelin que j’ai compris cela. Claude Burgelin est professeur de littérature française moderne et contemporaine, c’est un très fin lecteur et connaisseur de l’oeuvre de Perec mais il était surtout un ami de Perec. Quand ils se sont rencontrés Perec n’avait pas encore été publié. C’était une belle et grande amitié, joueuse d’abord, Claude Burgelin a tout de suite vu la drôlerie de Perec, il a tout de suite compris son intelligence et son talent, mais il n’a pas vu son génie, il ne l’a compris que peu à peu, en le lisant, en le relisant. Et aujourd’hui il arrive encore à Claude Burgelin d’être surpris par son ami Perec.

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"Perec sans accent s'il vous plaît "

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