Apollinaire était une figure incontournable du Paris littéraire et artistique du début du 20 ème siècle. C’était un homme public, convoité. C’était un homme-époque comme je vous le disais la semaine dernière. Il était l’ami des peintres et un ardent défenseur de l’art moderne. Picasso disait de lui qu’il avait un 6 ème sens, Duchamp, lui, soulignait son indifférence au formalisme. Apollinaire a ouvert la voie à la poésie moderne. Quand la première guerre mondiale éclate, Wilhelm Apolinaris de Kostrowitzky alias Guillaume Apollinaire, apatride, sujet russe polonais décide de s’engager. Mais en vérité c’est son œuvre qu’il engage. La guerre augmente le pouvoir que la poésie exerce sur lui. Il n’est pas un poète jeté dans la guerre mais un poète en guerre. Il voit le pire et il écrit des poèmes d’amour à des femmes lointaines, imaginées, fantasmées, Lou, Madeleine, ce sont ses muses, c’est grâce à elles qu’il survit. C’est l’amour qui le sauve jusqu’au jour où il recevra un éclat d’obus à la tempe alors qu’il était en train de lire dans un tranchée. C’est la guerre qui a gagné.

C’est avec Laurence Campa, que nous allons passer cette heure. Laurence Campa a écrit une biographie d’Apollinaire remarquable. Un monde plus qu’un livre. Le monde d’Apollinaire.

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