Y-aura-t-il un débat entre les trois candidats à la présidence du parti Les Républicains ?

Les querelles sur la question sont byzantines. Cette semaine Maël de Calan a accepté la proposition de Laurent Wauquiez d'un débat devant les militants ouvert à la presse. Mais dans la foulée, Florence Portelli a posé ses conditions souhaitant un débat animé par des journalistes choisis à l’unanimité des trois candidats et une salle composée d’un panel de militants représentatifs de chaque candidat. De quoi complexifier la préparation...

Ça urge ! 

L’organisation d’un débat semble tout de même très compliquée à droite. Tout est parti du refus de Laurent Wauquiez d’un débat télévisé classique car officiellement il ne veut pas donner l’impression d’une droite qui se divise devant les Français. Officieusement, un débat comme celui-là offrirait une tribune médiatique à ses concurrents beaucoup moins connus que lui, le favori. Alors il a proposé ce débat devant les militant, résultat, ça traîne « ça urge, le premier tour est dans moins d’un mois et il y a des contraintes techniques pour organiser un débat devant les militants et côté logistique on ne sait pas vraiment faire » confie un cadre du parti. A LR, personne n'est officiellement chargé d'organiser un débat, ni le parti, ni la haute-autorité "mais le parti veut un débat car il y a des lignes à trancher mais ce n’est pas à nous de l’imposer » explique un proche de Bernard Accoyer le secrétaire général. Quant à la haute-autorité elle est chargée - comme pour la primaire il y a 1 an - d'organiser le scrutin (validation des candidatures et des opérations de vote...) mais n'intervient pas dans sa dimension médiatique. La haute autorité souhaite aussi un débat mais ne peut obliger les candidats à rien, en fait elle peut juste organiser la discussion à l’occasion des réunions du mardi avec les équipes des trois candidats où « ils sont courtois entre eux mais il n’y a pas de bonne volonté » constate un participant régulier aux discussions.

A droite, une difficulté culturelle à faire vivre le débat

Même la question des militants qui assisteraient au débat n’est pas tranchée. Dans les arcanes de LR on s’en inquiète « les militants doivent venir sur invitation pour que la salle soit faite équitablement sinon ce sera du catch dans la boue » une façon de dire que l’équipe Laurent Wauquiez composera la salle avec ses supporters...  Mais l'on aurait tort de croire qu’il s’agit simplement de problèmes logistiques. Cette difficulté à faire vivre le débat à droite est une question politique, presque culturelle. En 2014 déjà il n’y avait pas eu de débat pour la présidence de l’UMP entre Sarkozy Le Maire et Mariton. 2014 c’était le temps ancien, Sarkozy et Mariton ont pris leur retraite politique, Le Maire a rallié En Marche et l’UMP a été rebaptisée LR. Force est de constater qu'en 2017 les vieux défauts demeurent.

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