Depuis la victoire d’Emmanuel Macron, les dirigeants des partis politiques retombent en enfance : ils sont pris de mécanique aiguë, ils jouent tous aux Lego...

Vous vous souvenez du Meccano quand vous étiez petit ? Ou des LEGO ? Depuis la victoire d’Emmanuel Macron les dirigeants des partis politiques retombent en enfance.

A chacun son mouvement, son parti, son club, son courant

Benoît Hamon a quitté le PS pour créer son Mouvement du 1er juillet. En juin dernier, une partie des députés LR « macron-compatibles » créent leur groupe autonome Les Constructifs. Cet été, Daniel Fasquelle crée Sauvons La Droite ; dimanche dernier Valérie Pécresse inaugure Libres ! Et aujourd’hui, à Montpellier, le Parti radical de gauche et le Parti radical valoisien (de centre-droit) lancent leur processus de réunification…

Embouteillage entre centre-droit et centre-gauche

Confidence de l’ancien ministre centriste Yves Jégo :

Après le tsunami Macron chacun reconstruit sa maison comme il peut, on verra si ça fait un beau village

Et c’est vrai qu’il y a beaucoup de chantiers au centre : les radicaux, les Constructifs, les projets du président de l’UDI Jean-Christophe Lagarde, ceux du centriste Hervé Morin ou encore Christian Estrosi qui veut lancer après les sénatoriales « un mouvement d'élus locaux au-dessus de la mêlée ».

Tous plutôt bienveillants avec Emmanuel Macron et sa ligne politique, voire prêts à faire un bout de chemin avec lui. Laurent Hénart par exemple, président du Parti radical, souligne que les Radicaux ont un bon réseau d’élus locaux, de maires, de députés européens, des sénateurs, tout ce que n’a pas En Marche.

Leur idéologie est assez proche de celle d’Emmanuel Macron. Sauf que la majorité d’Emmanuel Macron dispose déjà de son deuxième pilier.

Le MODEM

Le Mouvement Démocrate de François Bayrou. Celui-ci rappelle à qui veut l’entendre que lui s’est affranchi de la droite et de la gauche depuis plus de 10 ans. Dans son entourage on s’amuse de tous ces apprenti-mécanos : « Ils étaient bien dans la dépendance. Mais aujourd’hui ils constatent que les grands partis sont effondrés ».

On s'amuse et on ne s'inquiète pas : "Tout cela est voué à l’échec, dites moi qui est le leader des radicaux ?" Mêmes amabilités en retour chez les Radicaux : « Le MODEM est plombé par les affaires ».

Face à tout cela, François Bayrou reste serein. Comme il l’a dit à sa garde rapprochée :

C’est une règle de physique : entre un ordre et un autre ordre, il y a le désordre. Mais pas sûr qu’il en sorte quoi que ce soit

Les amabilités fusent. Il faut dire que les enjeux ne sont pas négligeables. Faire grandir un parti, voire rejoindre la majorité, ce sont des élus, des groupes parlementaires ou des mairies voire des ministères avec le financement public et les collaborateurs qui vont avec. Forcément, il y a beaucoup de rivalités...

Occuper ce pôle central à côté d'un parti En Marche qui se cherche encore, voilà l'enjeu, le mécano est censé être un jeu calme mais en politique, le calme précède toujours les tempêtes.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.