Nicolas Philibert est ce soir l'invité de l'Humeur Vagabonde pour "La Maison de la Radio" qui sort en salles mercredi 3 avril 2013.

"La maison de la radio"
"La maison de la radio" © Les films du Losange

Il fut un temps, pas si lointain, où, à l’oreille, ceux qui écoutaient beaucoup la radio pouvaient dire, sans grand risque de se tromper, sur quelle station ils étaient branchés. Rythme des voix, sujets abordés, personnalité des intervenants, mais aussi une certaine qualité du son, son « grain » pourrait-on dire, indiquait assurément si l’on était sur le public ou sur une radio commerciale, et, au sein du service public, si l’on écoutait Inter ou Culture. J’admets volontiers qu’aujourd’hui, mis à part Culture, il peut nous arriver d’hésiter… La télévision, ses vedettes, son débit accéléré, sa haine du silence, de la respiration, de la réflexion, de la complexité, et jusqu’à son culte de l’image pour l’image ont, hélas, fini par nous contaminer.

Mais je m’empresse d’ajouter que, Dieu merci, nous avons encore de beaux restes. La preuve, vous venez de l’entendre, à savoir Jean Bernard Pouy en train d’éplucher des patates en hommage à Yann Parenthoën , pour la minute de silence d’Eclectik de l’amie Rebecca Manzoni. Et il y en a beaucoup, beaucoup d’autres, de ces restes radiophoniques étonnants, drôles, émouvants, sur lesquels veille jalousement une étrange tribu de passionnés du son et du sens que l’on voit vivre et rêver dans le très beau film que Nicolas Philibert a consacré à « La Maison de la Radio », et qui sera dans les salles ce mercredi 3 avril . Un film qui, ici, nous a fait ressentir à nouveau cette fierté, un peu oubliée, d’appartenir à la même famille, malgré tout.

Le synopsis du film

Une plongée au cœur de Radio France, à la découverte de ce qui échappe habituellement aux regards : les mystères et les coulisses d’un média dont la matière même, le son, demeure invisible.

Le reportage de Vinciane Haudebourg sur le parc instrumental de Radio France

C’est un peu le magasin des instruments pour les orchestres de Radio France mais aussi pour les émissions de radio qui ont parfois besoin d’un piano ou d’une batterie ou pour les créations sonores, les fictions qu’on trouve beaucoup sur France Culture par exemple. Les réalisateurs et les bruiteurs viennent y chercher de quoi faire sonner, résonner, dessiner un imaginaire à partir de sons.

Ce fond d’instruments est née en 1934 à la naissance de l’orchestre national de France et aujourd’hui il compte plus de 3000 instruments, c’est le plus grand parc d’Europe. Quand on y pénètre, c’est un peu comme se glisser dans la caverne d’Ali baba , dans une soute merveilleuse faite de cuivre, de corde, de bric et de broc. Patrice Thomas est le responsable sur place.

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