On le connaissait pour ses documentaires sur le monde politique et ses écrits sur le cinéma. Aujourd’hui, il nous surprend avec un récit intime sur sa jeunesse algérienne en pleine guerre d'indépendance. Avec "Une terrasse en Algérie" paru chez Verdier, Jean-Louis Comolli est devenu un véritable écrivain.

La fin de l’Algérie Française, aujourd’hui, pour la plupart d’entre nous, appartient à ces images en noir et blanc, sur un fond de musique dramatique et de commentaires emphatiques. Tant d’autres drames, depuis, on recouvert ces morts, ces larmes, ces déchirements. Mais pas pour ceux qui sont revenus en France. « Revenus »comme on le disait alors, terme étrange pour qualifier un exil sur une terre qu’ils ne connaissaient pas. Pour ceux-là, 60 ans plus tard, le souvenir reste vibrant, charnel, comme l’est celui de la perte d’un morceau de soi. Et, lorsque ceux qui partageaient ce deuil s’en vont, il ne reste que les mots pour que la mémoire, à son tour, ne nous abandonne pas.

Jean- Louis Comolli appartient au cinéma, on le sait. Scénariste et réalisateur, mais aussi critique et écrivain, ses précédents livres traitaient tous de ses deux passions : les films et le jazz. Mais aujourd’hui c’est un récit très personnel qu’il publie chez Verdier, comme un solde de tout compte après la mort de son père et celle de sa femme, la merveilleuse Marianne Scotto-Comolli, incomparable ordonnatrice de nos gourmandises. Pas de nostalgie écrit-il, car l’enfance est toujours là, en lui. Seuls ont disparu ceux qui la partageaient.  Une terrasse en Algérie redonne chair, odeurs et couleurs au pays perdu, mais pointe aussi les silences honteux et la férocité des haines, loin de l’imagerie d’Epinal habituelle.

Le Prix François Mauriac qui lui a été remis à Malagar par Jean-Noël Jeanneney président du Jury 

Pourquoi je n'ai pas filmé l'Algérie par Jean-Louis Comolli 

Une émission déjà diffusée le 24 mars 2018

Les archives sonores :

Marianne Comolli :Son enfance à  Stora, les agrumes  De bouche à oreille  24/02/2002 France Culture 

Arrivée de Guy Mollet à Alger 6 février 1965 (archives Europe 1) 

La programmation musicale :

Gertrude Ma Rainey: Daddy Goodbye Blues 

L’humeur vagabonde  vous recommande chaudement

Sœurs de Pascal Rambert avec Marina Hands et Audrey Bonnet à voir aux  théâtre des Bouffes du Nord jusqu'au dimanche 9 décembre , et à Caen le 22 janvier.

La lutte à mort de 2 sœurs pour se dire à travers cette violence une seule chose : l'amour qu’elles se portent

Dans Soeurs Audrey Bonnet jette au visage de Marina Hands tous les péchés dont elle l’accuse.Mais celle-ci lui rendra coup pour coup.Chacune mettant dans la balance souvenirs d’enfance, cruautés d’adolescence,déboires sentimentaux et frustrations C’est terrible,déchirant et souvent drôle.

Le site du théâtre des  Bouffes du Nord

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