pourLa vie avec Lacan paru chez Gallimard

La vie avec Lacan Catherine Millot
La vie avec Lacan Catherine Millot © Gallimard / Gallimard

Une fois de plus la fine intelligence de JB Pontalis, qui fit une analyse avec lui, nous permet de nous abstraire des controverses que suscite encore, trente cinq ans après sa mort, le simple énoncé de son nom.

Car Jacques Lacan, idolâtré par les uns, traité de charlatan par les autres, est évidemment un intellectuel et un psychiatre dont l’importance demeure incontestable, et pas seulement pour la théorie analytique. Mais, l’image du Lacan histrion à la Artaud, dans ses séminaires, où se pressait, parce que c’était à la mode, toute une petite société extatique, usant et abusant des jeux de mots, coutumier de séances de quelques minutes, puis s’enfermant à la fin de sa vie dans des théories absconses autour des nœuds borroméens, tout cela a fini par cacher l’homme intelligent, cultivé, drôle et généreux qu’il fut.

Pas seulement séducteur souligne Pontalis, mais infiniment séduisant.

A dix sept ans Catherine Millot rêvait de devenir psychanalyste et écrivain.

Elle fit des études de philosophie avant de devenir l’élève puis la compagne de Jacques Lacan.

Trente cinq ans après la disparition de celui-ci, son livre élégant, délicat, souvent drôle et superbement écrit, évoque avec une profonde amitié, au sens grec du terme, la figure de cet homme qui lui ouvrit la voie vers son rêve d’adolescente.

Son livre, qui parait chez Gallimard dans la collection L’Infini, s’intitule La vie avec Lacan , le pronom choisi n’étant pas là par hasard.

Comment était-ce donc « la » vie avec Lacan ?

C’était grandir sans aucun doute, souffrir aussi bien sûr, apprendre, d’abord sur soi-même, et ensuite à accéder à cette solitude apaisée qui est une quiétude intérieure dans laquelle les souvenirs sont une nourriture et non plus un vide angoissant.

Catherine Millot est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde

Le reportage de Léa Minod

Toute la première partie du livre deCatherine Millot se déroule à Rome.

Rome, le bruit de ses fontaines et des pas dans les rues désertes la nuit.

Rome, dont elle avoue être tombée amoureuse.

Comme si Rome était une femme, avec son caractère, ses secrets et ses failles pas uniquement de façade.

Alors Léa Minod a demandé à cinq personnes de se mettre dans la peau de Rome et d’imaginer une sorte de première séance de psychanalyse : de se présenter et d’entrouvrir un peu les névroses de la ville.

Avec les voix de Bertrand et de la comédienne italienne Gaia Singer, mais aussi du correspondant à Rome du MondePhilippe Ridet , de la journaliste Silvia Le gof f et de Sandra Bazin, historienne de l’art du 17ème siècle.

Le questionnaire a été inspiré de l'Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine

Les archives de l'INA et les extraits sonores

JB Pontalis : Pour toute une génération, Lacan a été un éveilleur extraordinaire, même si lui-même ne le tient pas pour un gourou.Il était séduisant et séducteur

ARCHIVE INA -Hors champs -27.09. 2011 Laure Adler France Culture

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Jacques Lacan : Je dis toujours la vérité….pas toute la vérité…

ARCHIVE INA -Documentaire de Benoit Jacquot et Jacques-Alain Miller :

« Jacques Lacan : psychanalyse » -ORTF -16/03/1974

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Jacques Lacan : La femme n’existe pas

ARCHIVE INA -Documentaire de Benoit Jacquot et Jacques-Alain Miller :

« Jacques Lacan : psychanalyse » -ORTF -16/03/1974

Jacques Lacan : Pendant un certain temps on a pu croire que les psychanalystes savaient quelque chose…. Ce n’est plus très répandu…. Le comble du comble c’est qu’ils n’y croient plus eux-mêmes !

Conférence à l’Université de Louvain 13.10.1972

Extrait du DVD ”Jacques Lacan parle” Arte vidéo

Jacques Lacan : La mort est du domaine de la foi

Conférence à l’Université de Louvain 13.10.1972

Extrait du DVD ”Jacques Lacan parle” Arte vidéo

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