pour son livreL'Italie, Rome et moi paru chez Flammarion

Philippe Ridet-L'Italie, Rome et moi
Philippe Ridet-L'Italie, Rome et moi © Radio France

Décidément on ne s’en sort pas avec l’Italie ! Il n’est sans doute pas un pays au monde avec lequel les Français ont autant d’affinités, au point même de trouver que, tout compte fait, César a bien fait de nous envahir. Sans les Romains, il nous faut l’admettre, nous serions restés de gros bouseux sans route, sans eau courante, sans gastronomie et sans littérature. Mais d’un autre côté, quel spectacle désolant nous offrent nos cousins transalpins en matière politique : corruption, affairisme, histrionisme, morts suspectes et scandales en tous genres nous obligeraient presque à trouver responsables et supportables nos politiciens made in France.

N’empêche que si nous devions nous exiler un jour, c’est très probablement la beauté de ces paysages et la gentillesse de leurs habitants qui en décideraient.

Lorsqu’il part s’installer à Rome à l’été 2008 pour y être le correspondant permanent du Monde,Philippe Ridet réalise un rêve qui remonte à son adolescence. L’Italie, celle de Fellini et de Visconti, de Giorgio Bassani et de Lampeduza, celle des vespas et des Fiat 500, des caffe fredi et des spaghetti bolognese, est son biotope, il le sait, il le sent. Mais l’Italie où il va devoir vivre et travailler, comme journaliste et donc observateur privilégié des étranges jeux de pouvoir, des combinazione et des arrangements avec la loi et la morale, n’est pas tout à fait celle à laquelle il rêvait. Ceci dit, après quinze années à suivre et écrire sur Nicolas Sarkozy, cela ressemble tout de même à des vacances. Après le succès de son premier livre Le président et moi__ paru en 2008, Philippe Ridet se met de nouveau en scène dans un récit qui parait demain chez Flammarion, intitulé L’Italie, Rome et moi .

Philippe Ridet est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde.

Le reportage de Léa Minod

Il existe à Vitry, pas loin des usines, une enclave italienne : l’avenue du progrès.

La rue est calme, bordée de petits pavillons presque tous construits par des maçons italiens. Un certain Pépé a fait venir les hommes du village de Colle San Magno pour y travailler dans les années 1930. Leurs épouses les ont rejoints ensuite. Les familles se sont installées, les enfants ont grandi et la plupart ont quitté le quartier. Aujourd’hui, les Italiens d’hier sont remplacés par des familles françaises, polonaises, chinoises.

Francesco y habite depuis les années 1950, et n’a déménagé qu’une fois, dans la maison d’en face.

Après un petit tour du quartier, nous entrons chez lui, où l'attendent ses vieux amis, tous de Colle San Magno. Au milieu des odeurs de café chaud et de pizza, du brouhaha des rires et des accents, il était facile de se croire en Italie.

Pourtant l’Italie n’est ni une évidence, ni un horizon pour eux : certains s’en souviennent avec tendresse, d’autres préfèrent l’oublier et se disent Français avant tout. Une ambivalence de l’exilé que décrit aussi, mais de l’autre côté du miroir, Philippe Ridet.

Philippe Ridet-L'Italie, Rome et moi
Philippe Ridet-L'Italie, Rome et moi © Radio France
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