pour la pièce Un métier idéal, d'après le livre de John Berger et Jean Mohr paru aux éditions de L'Olivier en 2009, sur une mise en scène d'Eric Didry - au théâtre du Rond Point jusqu'au 4 janvier 2014

Le spectacle est programmé dans le cadre duFestival d'Automne

Nicolas Bouchaud-Un métier idéal
Nicolas Bouchaud-Un métier idéal © Stéphane Trapier

Que doit savoir, que doit comprendre un médecin pour parvenir à soigner, et parfois à guérir un malade ? Les connaissances, la technique sont évidemment nécessaires. Mais un bon médecin sent vite qu’elles ne sont pas suffisantes. Ecouter l’autre, sans a priori, sans plaquer sur son récit des schémas préétablis, sans juger en fonction de normes sociales ou religieuses, et prendre le temps nécessaire pour que le patient se sente reconnu, voilà ce qui serait l’idéal pour bien exercer ce métier si particulier.

En 1967, l’écrivain britannique John Berger va aller passer deux mois dans la campagne du nord de l’Angleterre en compagnie du photographe Jean Mohr, pour observer le travail d’un homme qu’il admire : le docteur John Sassall qui a choisi de s’y installer après avoir exercé dans la Royale Navy durant la guerre. Son livre, révisé en 1995 puis paru en France aux éditions de L’Olivier en 2009, s’intitule Un métier idéal , et c’est tout autant de l’excellente littérature qu’une enquête passionnante qui rappelle le dernier documentaire de Ken Loach L’esprit de 47 .

Ce livre accompagnait Nicolas Bouchaud depuis longtemps, lui offrant sans doute aussi un regard, une réflexion sur son corps et ses maux d’acteur. Avec Véronique Timsit et Eric Didry, avec qui il avait monté l’an dernier le spectacle autour de Serge Daney, il a adapté le texte de John Berger, y glissant sa patte et un peu de lui-même aussi, parfois.

Un métier idéal se joue au théâtre du Rond Point jusqu’au 4 janvier prochain, et ceux qui auront la chance d’aller le voir en sortiront meilleurs qu’ils n’y seront rentrés, tant les mots de l’écrivain et de l’acteur nous renvoient à ce qu’il y a de plus fragile en nous, et peut être aussi de plus fort et que nous n’écoutons pas assez. Et, si Nicolas Bouchaud permet ainsi à ceux qui n’ont pas lu Berger de le découvrir, il aura doublement réussi sa performance.

Nicolas Bouchaud est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde , et c’est comme toujours un vrai plaisir.

Le reportage de Perrine Malinge

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