Deborah Eisenberg
Deborah Eisenberg © Walter McBride/Corbis

Femme de lettres américaine, auteur notamment d'un dernier opus Le Crépuscule des superhéros qui a paru aux éditions de L’Olivier en 2009 - traduit par Madeleine Nasalik

La première de ces nouvelles, qui donne son titre au livre, Le crépuscule des superhéros paru en 2009 aux éditions de L’Olivier, raconte les vies chahutées d’une poignée de jeunes new yorkais d’adoption dont les rêves de réussite et d’accomplissement vacillent depuis un certain matin radieux de septembre 2001, où ils ont vu, depuis leur terrasse, deux avions s’encastrer dans les tours jumelles. Cinq autres courtes histoires, ciselées et vibrantes, nous offrent, sous forme de short cuts, des moments de vie d’américains de la middle class, empêtrés dans leurs désirs contradictoires, leurs lâchetés quotidiennes, leur culpabilité familiale ou amoureuse, dans un contexte social et politique qui ralentit soudain la poursuite collective du fameux rêve américain. Ce livre, ainsi que les deux précédents, Transactions dans une monnaie étrangère paru en 1994 chez gallimard et Petits désordres sans importance paru en 1993 au Promeneur, ont valu à leur auteur, Deborah Eisenberg, le prestigieux Pen Faulkner Award de la fiction décerné en 2011.

Deborah Eisenberg est considérée aux Etats-Unis comme l’un des auteurs contemporains les plus importants. Elle publie régulièrement des nouvelles dans le New Yorker ou la New York Review of Books et enseigne à l’université de Virginie. Née dans la banlieue de Chicago de parents réfugiés d’Europe de l’Est avant guerre, elle s’est très jeune investie dans la lutte pour les droits civiques et la dénonciation de la politique américaine en Amérique centrale. Son don pour démarrer ses récits presque sèchement, pour camper ses personnages sans adjectifs, juste par leur façon de parler, de se mouvoir, son ironie et sa compréhension intime, affectueuse, des failles de ses contemporains font immédiatement songer au style de Katherine Mansfield.

Elle fuit les journalistes, n’aime guère s’éloigner de son loft newyorkais, et prend un temps fou à composer un livre. Elle est d’une grande élégance et d’une intelligence folle. Passée par Paris au début de l’automne, Deborah Eisenberg s’est arrêtée l’espace d’un moment magique dans le studio de l’Humeur Vagabonde .

Ce soir, c’est avec Deborah Eisenberg que nous vous invitons à entamer cette soirée.

Traduction pour France Inter : Michel Zlotowski

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