pour sa triologieLiquidations à la grecque (2012) disponible en Points,Le justicier d’Athènes (2013) publié au Seuil, et le troisième voletPain, éducation, liberté paru cette année au Seuil

Petros Markaris
Petros Markaris © Seuil

En Grèce, depuis quatre ans que le pays, au bord de la banqueroute, a été mis sous tutelle des instances européennes, les faillites d’entreprises ne se comptent plus, l’émigration des jeunes s’accélère tout comme la pauvreté, et, symptôme terrible de la dépression nationale qui sévit, les suicides se multiplient.

Ce jour-là, le commissaire Charitos est appelé pour constater le décès de quatre retraitées qui ne parvenaient plus à vivre de leur trop maigre pension. Ici, la mort a été volontaire. Mais, à Athènes, où il est en charge des enquêtes criminelles, les morts violentes prennent, depuis que la crise s’approfondit, une tournure carrément politique. Un mystérieux manieur de sabre coupe le cou à des banquiers véreux, un vengeur qui signe ses missives « le percepteur national » invite les gros fraudeurs à régler leur dette au fisc s’ils veulent rester en vie, et un tueur sans visage révolvérise des hommes qui, avant de devenir riches, puissants et corrompus, ont fait partie de la génération des résistants de l’école Polytechnique, sous la dictature des colonels.

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Liquidations à la grecque paru en 2012, est dorénavant disponible en Points.Le justicier d’Athènes est paru l’an dernier au Seuil, et Pain, éducation, liberté , dernier volet de cette trilogie de la crise, vient d’être publié, toujours traduit par Michel Volkovitch.

Créé en 1995 par Petros Markaris , écrivain, traducteur, auteur dramatique et scénariste de Theo Angelopoulos, le personnage du commissaire Costas Charitos rappelle le Maigret de Simenon, bougon, taiseux et réfléchi, mais aussi le Pepe Carvalho de Manuel Vasquez Montalban, fin psychologue et amoureux de bons petits plats, ou le Fabio Montale de Jean Claude Izzo, détestant la morgue, la corruption et l’injustice.

Dans son pays dévasté par l’incurie des politiques et l’absence de sens civique des citoyens, Costas Charitos incarne une résistance citoyenne, un brin désabusée.

Petros Markaris est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde .

Les deux premiers livres de la trilogie consacrée à la crise économique en Grèce:

Le justicier d'Athènes (2013)

Petros Markaris-Le Justicier d'Athènes
Petros Markaris-Le Justicier d'Athènes © Seuil

Liquidations à la grecque (2012)

Petros Markaris-Liquidations à la grecque
Petros Markaris-Liquidations à la grecque © Seuil

Le reportage de Léa Minod

Pain, éducation, liberté,

Le pain, surtout … car dans le roman de Petros Markaris, les intermèdes culinaires sont nombreux.

Et c’est Adriani, la femme du personnage principal qui est aux fourneaux.

Plus de viande, plus de dessert, mais encore du poisson frais qu’elle dégotte au marché tôt le matin. Ainsi que des poivrons et des poireaux.

Alors que les étals se vident, Adriani parvient à combler les estomacs, à calmer aussi leur esprits peut-être.

Barbara est Allemande mais aussi grande gourmande et gastronome avertie.

Mais avec la crise, l’argent lui a glissé entre les doigts. Alors elle invente des plats, sans cesse, pour oublier un peu les creux.

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