Avant qu’ils ne soient étiquetés migrants, ceux qui fuyaient les pogroms, la misère, le fascisme, s’appelaient réfugiés et la France, celle des années 30, les accueillait. Polonais, russes, hongrois, allemands, italiens, ils avaient tous le rêve de rebâtir une vie en paix et de donner un meilleur avenir à leur famille.

Au terme d'une longue enquête, Ruth Zylberman a retrouvé les habitants d'un immeuble parisien dont l'enfance avait été saccagée sous l'Occupation. Alliant rigueur historique et créativité visuelle, un film documentaire magnifique.
Au terme d'une longue enquête, Ruth Zylberman a retrouvé les habitants d'un immeuble parisien dont l'enfance avait été saccagée sous l'Occupation. Alliant rigueur historique et créativité visuelle, un film documentaire magnifique.

Dans le Marais, à Belleville et Ménilmontant, autour de la Bastille, ces étrangers crurent pouvoir devenir Français, comme leurs enfants nés ici. Le recensement de 1936 en garde la trace. C’est ainsi que Vichy et les Allemands surent à quelle porte frapper lorsque commencèrent les déportations.  

Ruth Zylberman aime à dire qu’elle dépose, avec ses films, « de petits cailloux dans les couloirs du temps ». Des résistants anonymes en 2002, la trace de Mai 68 quarante ans après, la mémoire de la Shoah dans les romans en 2014, depuis toujours ce passé qui ne passe pas l’inspire. Mais, comme l’historienne Claire Zalc, avec qui elle a travaillé sur ce dernier film, « Les enfants du 209 rue Saint Maur », c’est à la micro-histoire qu’elle s’intéresse, celle qu’ont vécue les gens de peu, ceux qui ne laissent de traces que dans la mémoire des leurs. Ce très beau film sera diffusé sur Arte mardi 5 juin à 22h20 et en replay pendant 60 jours.

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