pour Nous étions l'avenir - traduit par Rosette Azoulay et Rosie Pinhas-Delpuech- publié chez Actes Sud

Nous étions l'avenir - Actes Sud
Nous étions l'avenir - Actes Sud © Actes Sud / Yaël Neeman

Lekibboutz Yehi’am, dont il est question ici, a été fondé en 1947, c’est-à-dire un an avant la création de l’état d’Israël.

La plupart des kibboutzim en activité aujourd’hui, environ 270, ont d’ailleurs été créés bien avant la guerre d’indépendance, voulus par le mouvement sioniste d’inspiration socialiste.

Communauté rurale basée sur le système de la démocratie directe et de l’autosuffisance, dans laquelle chacun est supposé pouvoir exercer toutes les tâches dans une égalité affichée, le kibboutz, dans l’esprit de ces premiers émigrants venus, le plus souvent, d’Europe de l’Est, devait permettre l’émergence d’un monde nouveau, et d’hommes nouveaux pour le bâtir.

Si le succès de ce modèle économique a été probant, l’idéal égalitaire et le façonnage des jeunes générations qui en découlaient, n’ont, en revanche, pas été des réussites.

Yaël Neeman est née en 1960, et a grandi au kibboutz Yehi’am , dont ses parents, originaires de Hongrie, étaient membres fondateurs.

Coupée, comme tous les enfants, de sa famille, qu’elle voyait 1h50 par jour, Yaël Neeman a vécu dans un paradis jusqu’à ses douze ans, dans une liberté physique épanouissante, et des règles paraissant intangibles.

C’est évidemment à l’adolescence que cette obligation de la vie et de la pensée collectives devient plus dures à supporter, que la coupure avec la vie extérieure se fait plus étrange, que le manque de connaissance sur l’histoire et le pourquoi de ces rites commencent à peser.

Paru chez Actes-Sud, Nous étions l’avenir , traduit par Rosette Azoulay et Rosie Pinhas-Delpuech, est le récit tendre, drôle, cruel et politiquement passionnant de cette expérience à laquelle Yaël Neeman a mis un terme à la fin de son service militaire. Apprenant alors à passer de ce « nous » étouffant au « je » qui lui a permis de devenir écrivain.

Yaël Neeman est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde . Michel Zlotovski sera notre interprète.

Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme

Mercredi 3 juin 2015 à 19h30 Kibboutz À l’occasion de la publication de l’ouvrage Nous étions l’avenir (We Were the Future ) de Yael Neeman (Actes Sud, 2015) traduction Rosette Azoulay En présence de l’auteur, avec la participation d’Anne Grynberg , professeur à l’Inalco, ancienne du kibboutz Yehiam ; David Chemla , ancien du kibboutz Revadim ; Rosie Pinhas-Delpuech , écrivain, éditrice et traductrice ; Ran Tal , réalisateur Rencontre modérée par Gisèle Sapiro , CNRS, EHESS

http://www.mahj.org/fr/5_auditorium/rencontre-Kibboutz.php

Le reportage de Gladys Marivat

Nina Ehrmann habite une belle maison avec un chien mignon et nerveux, des photos d’enfants et de petits-enfants sur les murs et un jardin plein de fleurs.

Elle a 81 ans et est médecin à la retraite. Pour nous, elle se souvient. C’était en 1948. Elle prenait le bateau pour Israël, avec sa mère et son frère, laissant derrière elle, la France, la guerre, le souvenir de la milice et des années à se cacher dans le Limousin.

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