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Pour « Un été sans les hommes » éditions Actes Sud Mia est belle, heureuse en ménage, mère comblée d’une fille aimante, intellectuelle reconnue, nourrie de poésie et de philosophie. Mais elle a 55 ans et, un jour, comme tant d’autres femmes, elle découvre que son mari a envie d’ailleurs. Comprenez : d’une amoureuse plus jeune. « Besoin d’une pause » affirme-t-il. Alors Mia pète les plombs, littéralement, et se retrouve en hopital psychiatrique. A sa sortie, elle décide d’aller passer l’été au vert, dans la petite ville du Midwest où elle a grandi et où vit encore sa mère dans une maison de retraite. « Un été sans les hommes » est le tout dernier roman de Siri Hustvedt, qui parait demain, chez Actes Sud, dans une traduction de Christine Le Bœuf. Un livre très différent des précédents. Dans l’écriture, beaucoup plus crue, dans le ton, plein d’une ironie féroce, dans la conduite du récit, mené comme une sorte de fable désenchantée sur le passage du temps et ses conséquences sur la relation amoureuse. Réflexion féministe, aussi, sur la mise à l’écart condescendante, depuis toujours, de la production littéraire des femmes et le dénigrement moqueur de celles qui s’obstinent à revendiquer un cerveau en état de marche.

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Judith Soussan: Ce soir-là, nous sommes nombreux autour de la table, le stylo aux aguets, prêts à en découdre. Nous ne sommes pas des adolescentes bizarres dans un atelier de poésie, comme dans le livre de Siri Hustvedt. Nous sommes des adultes au sein de l'atelier d'écriture Suspension, animé par Sébastien Onze. Il y a les habitués, Aurèle, Eric, Marie, Lucille, Ludovic et d’autres encore, et puis quatre novices, Sonia, Tina, Pauline et moi-même… pas pour entrer en littérature par la "grande porte" ni forcément pour aller chercher au plus profond, au plus douloureux, mais d'abord pour l'amour des mots, du jeu, pour le plaisir...

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