Météore poétique s'il en est, Henry Jean-Marie Levet, né en 1874, mort à 32 ans de tuberculose, a laissé une œuvre brève: les "Cartes postales", qui stupéfièrent Léon-Paul Fargue, Valéry Larbaud, Sylvia Beach et plus tard Paul Morand ou Jean Cocteau.

À la recherche de Henry Jean-Marie Levet, poète oublié
À la recherche de Henry Jean-Marie Levet, poète oublié © Getty / Hakan Jansson

Parfois, au détour d’une conversation sur les livres et les auteurs oubliés que l’on chérit, quelqu’un lance le nom d’Henry-Jean Marie Levet. Généralement personne ne réagit. 

Inconnu des anthologies poétiques, ce dandy dégingandé, auteur d’une dizaine de courts poèmes difficiles à trouver, habitué des soirées du Paris canaille au tournant du XXe siècle, n’a laissé qu’une trace légère dans les mémoires. Et c’est grâce à ses amis Valéry Larbaud et Léon-Paul Fargue, qui ont publié ses rares écrits après sa mort, qu’elle ne s’est pas totalement dissipée.

Frédéric Vitoux, lui, l’a découvert adolescent dans la bibliothèque de son grand père, disparu avant sa naissance. Étrangement, ces poèmes désinvoltes et nostalgiques, imprégnés de symbolisme et d’un exotisme ironique, il va les retenir sans effort. Et l’ombre fugace de Levet, emporté par la phtisie à 32 ans, l’accompagnera tout au long de sa vie, jusqu’à ce livre, très personnel, qu’il lui consacre aujourd’hui, L’Express de Bénarès, tout juste paru chez Fayard.

La programmation musicale: 

Jelly Roll Morton -Dead Man Blues

Les archives de l'INA :

Lecture : « Outward » -  À Francis Jammes  (Lu par Henri Cueco) in "Sonnets torrides et autres Cartes postales"

Les détraqués -1989- France Culture 

Léon -Paul fargue :La revue « Le centaure » « Un quart d'heure avec » -1946

Lecture : « Cote d’azur, Nice «   Par Jean ROUDAUT- Poésie ininterrompue - 18/01/1976-France Culture 

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