pour Le jardin de l'aveugle aux éditions du Seuil - traduit par Claude et Jean Demanuelli

Le jardin de l'aveugle
Le jardin de l'aveugle © Radio France

Jeo et Mikal ont grandi ensemble dans une petite ville au nord-ouest du Pakistan, non loin de la frontière afghane. A 20 ans, ils se sentent solidaires de ceux qui luttent là bas contre l’envahisseur américain. Ils vont rejoindre leur combat et se retrouver broyés dans une guerre atroce où la violence la plus abjecte s’exerce indifféremment sur l’ennemi comme sur les jeunes recrues trop idéalistes. Derrière eux, ils ont laissé leur père, vieil homme très pieux dont l’œuvre, une école islamiste, est passée aux mains de fanatiques qui en font un centre de formation djihadiste. Et aussi Naheed, la femme qu’ils aiment tous deux et que leur trop longue absence met en péril, dans une société où les femmes ne peuvent choisir leur destin.

Le jardin de l’aveugle , troisième roman de Nadeem Aslam traduit en français par Claude et Jean Demanuelli, vient de paraître aux éditions du Seuil. Livre somptueux et brutal où la beauté et la sensualité côtoient intimement la mort, la douleur, le désespoir et les haines millénaires. Nadeem Aslam a dû quitter le Pakistan pour l’Angleterre, fuyant avec sa famille la dictature du général Zia, à l’âge de 14 ans. Désormais considéré comme l’un des plus talentueux parmi la jeune génération d’écrivains britanniques, il publie depuis dix ans des romans se déroulant tous en Afghanistan et au Pakistan, cette terre de conquête où les combats n’ont jamais cessé depuis l’Antiquité. Où, pourtant, des hommes et des femmes tentent de survivre, de lire, de chanter, d’aimer et de cultiver des jardins pleins de fleurs et d’oiseaux.

Interprétation en direct: Michel Zlotowski

Le reportage de Gladys Marivat

Un dimanche soir à Clichy-sous-Bois dans une famille franco-pakistanaise. Le père est absent, une urgence l'a appelé dans sa famille, au Pakistan. Il y a la mère, Asifa. Arrivée en France dans les années 80, elle est aujourd'hui une médiatrice socio-culturelle très populaire dans son quartier ; la fille, Fazia, jeune mariée et jeune maman ; et le fils, Yasser, titulaire d'un bac pro et qui travaille dur pour se payer une école de stylisme. Ils m'ont invitée à partager leur dîner. La veille, ils étaient à un mariage, très beau, à Cergy-Pontoise, et sont rentrés très tard. Asifa avait dansé toute la nuit sur de la musique bengalie et pachtoune...Et, forcément, elle a eu envie de me parler de son mariage.

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