pour son livre Ils ne l'ont jamais su , récit paru chez Gallimard

Marie Didier-Ils ne l'ont jamais su-Gallimard
Marie Didier-Ils ne l'ont jamais su-Gallimard © Gallimard-collection Blanche / Marie Didier

Sur le moment, on ne se le formule pas toujours aussi clairement.

Mais chacun sait bien que certaines rencontres, au fil d’une vie, pèseront plus lourd que d’autres quand viendra le moment de se souvenir.

Parfois ce sera juste une scène, une phrase attrapée au hasard et qui résonnera longtemps en nous. Un visage, une présence, une voix qui aura modifié notre façon de voir le monde.

Apprendre des autres, dans le partage ou l’affrontement, dans l’amour, l’amitié ou la déchirure, c’est ainsi qu’on se construit. Dans l’urgence de la vie, il n’y a guère le temps pour se remémorer et « rendre grâce » comme on disait autrefois.

Puis vient un jour où, additions et soustractions effectuées, nous avons envie de payer notre tribut, de nommer ceux et celles à qui l’ont doit d’être encore debout.

Debout est un qualificatif qui va bien àMarie Didier . Gynécologue, militante de toujours pour le droit à la contraception et à l’avortement, engagée auprès des populations les plus fragiles, elle s’est installée à Toulouse après avoir commencé sa carrière à Alger dans les années qui ont suivi l’indépendance.

Elle publie son premier livre, Contre Visite en 1988, qui relate son quotidien de médecin.

D’autres suivront, nommés récits, romans, nouvelles, mais, dit-elle, c’est toujours le même livre qu’elle écrit, à partir des corps, de la chair, glorieuse ou souffrante, la sienne, celle de ses patients.

Aujourd’hui paraît chez Gallimard Ils ne l’ont jamais su, fragments d’autobiographie, où enfin Marie Didier peut nommer les hommes et les femmes envers qui elle considère devoir faire acte de reconnaissance.

Anonymes ou célèbres, ils ont tous, sans l’avoir su, infléchi le cours de sa vie.

Marie Didier est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde.

Le reportage de Lucie Akoun

Gwenaëlle et Cécile sont deux militantes au planning familial de Saint Denis.

Cette association départementale du 93 existe depuis plus de quarante ans. Quarante ans de lutte pour se battre, inlassablement, au quotidien pour que la sexualité ne soit plus un tabou, pour l’émancipation des femmes, pour le droit à disposer de son corps, à décider si on veut et quand on veut avoir des enfants.

Elles sont féministes, mais ne nous trompons pas, leur parole est politique.

Texte de Louise Michel
Texte de Louise Michel © Lucie Akoun / Louise Michel

Et quelque part, à les regarder en train de fumer dans les locaux on ne peut s’empêcher de penser que Gwenaëlle et Cécile ressemblent à la femme de demain décrite par Louise Michel : « Simple, forte, aimant l’art et l’idéal, brave et libre aussi, la femme de demain ne voudra ni dominer, ni être dominé e ».

Rencontre et hommage à toutes les femmes qui luttent.

Les archives et les extraits sonores diffusés ce soir

Jb Pontalis

Il explique pourquoi ,selon lui, les « activités » littéraires et analytiques sont très proches

ARCHIVE INA « Du jour au lendemain « 21/11/1998 Alain Veinstein - France Culture

André Mandouze

Nommé en 1963 directeur de l’Enseignement Supérieur par le nouveau pouvoir algérien, il démissionne face à l’arrivée des « avants coureurs des intégristes » .

ARCHIVE INA « Pot au feu » 19/03/2002 Jean Lebrun -France culture

Joëlle Brunerie Kauffmann

Comment les femmes avortaient avant la loi Veil

ARCHIVE INA A voix nue : 08/09/1997 -Antoine Spire -France culture

Claude Roy

La façon dont il a affronté son cancer

ARCHIVE INA « Quotidien Pluriel » jacques Chancel 16/05/1985

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