[scald=10221:sdl_editor_representation]Descendant en droite ligne du Nord, le Rhône vient buter sur les remparts de la ville d'Arles, s'inclinant vers l'Ouest avant de reprendre sa course agitée vers le sud, la mer et les Saintes-Marie. A l'endroit exact où le fleuve s'incurve se dresse, depuis six siècles, le Grand-Prieuré de l'Ordre de Malte, sublime palais de pierres grises, désordonné et poétique, habité de cours intérieures florentines, changeant d'humeur au gré du vent et de la lumière. Vendu comme bien national au moment de la révolution, le Grand Prieuré est devenu l'atelier et la demeure du peintre Reattu qui à sa mort l'a légué à sa ville. La légende dit que sous les fondations du Musée Réattu sommeille un dragon. La bête doit être bienveillante car ce lieu magique semble habité par le souffle généreux de la beauté. Y cohabitent en harmonie l'héritage classique du peintre, les 4000 photographies du fonds et des oeuvres contemporaines que le musée collectionne depuis plus de 50 ans. Picasso et Rispla, Lucien Clergue et Zadkine, Man Ray et des tapisseries flamandes du XVIIIè y cohabitent en bonne intelligence. Christian Lacoix, enfant du pays, y apprit, tout petit la douceur du rêve et l'éblouissement de la couleur. Il y revient aujourd'hui en inventeur d'une troublante exposition qui, mêlant les âges et les genres avec certaines de ses plus étonnantes créations, nous en dit beaucoup sur son univers d'artiste. Exposition Christian Lacroix au Musée Réattu d'Arles jusqu'au 31 octobre. Les 39ème rencontres photographiques d'Arles aurant lieu du 8 juillet au 14 septembre, Christian Lacroix en est cette année le maître d'oeuvre. Le catalogue de l'exposition intitulé "Réattu Pink Palace" édité chez Actes Sud sortira le 1er juilletMartine Abat : Marlène Mocquet est une toute jeune peintre sortie des Beaux Arts en 2006. Christian Lacroix a choisi l’une de ses toiles pour l’exposition au Musée Reattu à Arles et par ailleurs en ce moment même, six grands formats sont exposés dans la boutique Lacroix de la place Saint Sulpice à Paris jusqu'au 19 juin. Habituellement c'est à la galerie Alain Gutharc (7, rue Saint Claude) qu'on peut voir son travail. La palette de Marlène Mocquet est très vive mais ses toiles sont habitées de figures étranges ou inquiétantes, des yeux, des bouches minuscules surgissent de partout ; on peut y voir des correspondances avec la peinture de Jérôme Bosch. Mais il y a aussi, comme chez Bosch d’ailleurs, une dimension d’humour dans ce qu’elle peint, comme sur l'une de ses toilee accrochée dans son atelier où un petit personnage tire un monstre bleu par la queue. C'est dans son atelier que j’ai rencontré Marlène Mocquet, maculée de projections de peinture des pieds à la tête...

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Le musée Réattu d'Arles

La Galerie Alain Gutharc

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