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Pour « 10 jours en mai » Le Seuil Et : « François Mitterrand » Danièle Molho / Milan « On a repris la Bastille ! » Paul Quilès et Béatrice Marre/ Fondation Jean Jaurès Dimanche 10 mai 1981, 20H, les télévisions annoncent l’élection de François Mitterrand. En dépit des sondages des dernières semaines, et même des estimations données aux media dès 18H, il aura fallu le voir pour que chacun puisse y croire. A l’Elysée, Valéry Giscard d’Estaing et ses proches sont frappés de stupeur. Au Parti Socialistes, les plus âgés racontent leurs souvenirs du Front Populaire. A La Bastille, une foule immense danse, chante, pleure et rit sous une pluie d’orage qui évitera les incidents trop graves. Seul, au milieu de cette frénésie, le nouveau Président de la République, garde un calme olympien. « Quelle histoire ! » sera le commentaire le plus échevelé que les journalistes lui arracheront.

Pierre Favier avait alors, comme nous tous, trente ans de moins. Journaliste à l’AFP, il avait suivi la campagne du candidat socialiste et sera détaché à l’Elysée durant les quatorze années de sa présidence. Avec Michel Martin-Roland il a signé les quatre tomes de « La Décennie Mitterrand » qui demeure l’ouvrage de référence de la période. Il revient aujourd’hui sur un moment peu relaté de cette victoire, se situant entre la proclamation des résultats et l’intronisation officielle le 21 mai 1981. « Dix jours en mai », qui vient de paraître au Seuil, raconte en détails les tractations, rencontres, anecdotes, allers et venues des acteurs de ce qui fut la première alternance de la Vè république.

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Pouvez-vous me raconter votre 10 mai 1981 ? C'est la question qu'a posé Baptiste Etchegaray à Danièle Molho, à l'époque journaliste au Point (c'est elle qui a annoncé à François Mitterrand sa victoire), Catherine Clément, journaliste aux Matins de Paris, et à la fille de cette dernière, Cécile Backès, qui voyait du haut de ses 15 ans la France basculer...

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