pour son nouveau romanL'été des noyés traduit par Catherine Richard, publié aux éditions Métailié

John Burnside - L'été des noyés
John Burnside - L'été des noyés © Metailié / John Burnside

Quiconque a expérimenté, en allant vers le cercle polaire durant les mois d’été, l’effet de ces nuits laiteuses, durant lesquelles le soleil ne parvient pas à disparaître, sait que la réalité a tendance à se brouiller. Impossible de dormir vraiment. Difficile de ne pas laisser vagabonder ses songes vers des zones bizarres. Compliqué d’échapper à d’étranges visions, lorsque tout s’enveloppe de brume argentée.

Sirènes, trolls, fantômes semblent vous faire signe et les cris des oiseaux de nuit sont autant de mises en garde.

Dans les îles au Nord de la Norvège, une jeune femme d’une grande beauté, la Huldra, séduit les hommes et les entraîne avec elle au fond de l’océan.

Hausser les épaules en écoutant les vieux raconter ces histoires peut vous coûter cher….

AprèsScintillations , paru en France en 2011, dans lequel des jeunes gens, espérant une vie meilleure, étaient happés par une force mystérieuse, John Burnside , poète et écrivain écossais, revient avecL’été des noyés , traduit par Catherine Richard, paru chez Métailié.

Dans une petite île sur la côte norvégienne, Liv, une adolescente silencieuse, vit avec sa mère, artiste peintre célèbre, qui se consacre exclusivement à son art. Le seul ami de Liv, un vieil homme nommé Kyrre, ne cesse de lui parler de la Huldra lorsque deux frères sont retrouvés noyés à quelques jours d’intervalle.

Livre poétique et sauvage, hymne à l’adolescence et à la nature vierge, L’été des noyés se dévore et laisse en mémoire des images pleines de lumière et d’ombres furtives.

John Burnside est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde . Xavier Combe sera notre interprète.

Le reportage de Gladys Marivat

Dans L’été des noyés , la lumière hallucine les paysages d’une île du nord de la Norvège, éclaire les personnages perdus au milieu d’espaces nus et qui se sentent espionnés, perturbe le regard et engendre des apparitions. Elle est surtout capturée par la mère de Liv, peintre célèbre qui a décidé de quitter Oslo et d’arrêter de peindre des portraits pour s’en tenir aux paysages.

Au milieu de l’escalier de leur maison, il y a une toile inachevée. Une tentative de faire le portrait de sa fille. Qu’est-ce que révèle ce tableau que la mère de Liv n’a pas pu regarder en face ?

Portrait-Benjamin Worms
Portrait-Benjamin Worms © Benjamin Worms / Benjamin Worms

Benjamin Worms , 31 ans, ne peint que des portraits. De grandes toiles mais aussi des petits formats en carte postale.

Des visages comme des fantômes qui surgissent du noir de la toile. Rencontre chez lui, dans son atelier.

Les œuvres de Benjamin Worms sont visibles à la galerieArt Generation , rue de la Verrerie à Paris.

Les invités
Les références
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.