Pour Serge Daney, le cinéma est resté à jamais le territoire de l’enfance, celui où la rêverie, la différence, la bande de copains demeurent un mode de fonctionnement autorisé. Pouvoir ne jamais sortir de ces salles obscures où nous avons vécu, enfant puis adolescent, nos premières émotions, nos premières évasions, nos premières amours, et cru possible d’avoir un destin à la hauteur de l’écran. Le cinéma met en marche notre boîte à fantasmes. Devenir adulte oblige-t-il à la refermer ?

pour en finir
pour en finir © Blutch

L’été dernier, celui, justement, qui n’arrive pas à céder la place à l’automne, Blutch a tenu le feuilleton dans Libération avec « Pour en finir avec le cinéma », son histoire personnelle avec, et du cinéma. Il s’y met en scène en cinéphile nostalgique de ses émois adolescents, et légèrement débordé par la présence envahissante de ses héros sortis de l’écran. Moins complète que celle de Scorcese, mais bien plus sympa que celle de Godard, Blutch publie donc chez Dargaud son aventure cinématographique qui, bien que nommée « Pour en finir avec le cinéma », semble loin d’être terminée.

Le reportage de Martine Abat :

rencontre dans son atelier avec Annie Goetzinger, à l'occasion de la sortie de "Marie-Antoinette, la reine fantôme" chez Dargaud.

Annie Goetzinger a publié dans Fluide Glacial, Pilote, Métal Hurlant notamment. Elle dessine chaque semaine un dessin de presse pour le journal La Croix. Elle a créé, avec Pierre Christin le personnage d’Edith Hardy, une détective privée à la tête de la célèbre Agence Hardy. Annie Goetzinger se choisit souvent des héroïnes perspicaces, indépendantes et beaucoup de femmes ont pris goût à la BD par ses albums.

Elle vient de publier « Marie-Antoinette la reine fantôme » chez Dargaud. Nous sommes dans les années 30, Maud est peintre, et un beau jour, elle se met à causer avec Marie Antoinette, la reine décapitée qui lui apparaît parce qu’elle n’a pu trouver le repos éternel et lui demande son aide. Allers retours sous son trait épuré, entre l’esthétique des années 30 et celle de la fin du 18è. Tissus, toilettes, architecture, mobilier rien n’est laissé au hasard dans son dessin.

la reine
la reine © Annie Goetzinger

La programmation musicale :

- Little Dragon, Ritual Union

- Rita Hayworth, Put the name on mame (BO Gilda)

- Framix, I can't refuse it

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