pour Sous la terre , aux éditions Buchet-Chastel, traduit parErika Abrams

Sous la terre
Sous la terre © Radio France

Dans les années 20, en Nouvelle-Galles du sud, dans le bush australien, la vie est rude et les femmes n’y sont, le plus souvent, que des objets sexuels et des domestiques, sur lesquels les hommes ont tout pouvoir. La vraie richesse c’est le bétail, chevaux et vaches, et qui le vole commet un plus grand crime que celui qui tue son voisin. C’est un monde d’hommes brutaux qui vivent les bottes aux pieds et le fusil à la main. Une femme y a pourtant laissé sa trace; dresseuse et voleuse de chevaux, Jessie Hickman demeure la seule figure féminine parmi les bushrangers de légende. On sait peu de choses d’elle : qu’elle aurait tué l’homme à qui l’administration pénitentiaire l’avait vendue et qu’elle aurait eu un bébé.

Privilège de l’écrivain, ce bébé mort le jour de sa naissance, quelques heures après son géniteur assassiné, devient la voix omnisciente du narrateur de l’histoire de Jessie. Courtney Collins, dont c’est le premier roman, a laissé son imagination fertile remplir les trous de la biographie de son héroïne. Et c’est magistral. Sous la terre , traduit par Erika Abrams, vient de paraître aux éditions Buchet Chastel. Ecriture poétique et brutale, descriptions somptueuses d’une nature indomptée, récit haletant, personnages surprenants et attachants, tout fait de ce premier livre une vraie réussite. Courtney Collins, qui vit en Nouvelle-Galles du Sud, dans les mêmes paysages que ceux traversés par Jessie Hickman, est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde .

Interprète: Xavier Combe

Le site de Courtney Collins: http://courtneycollinswriter.com/about/

Illustration musicale pendant l'émission:The dirty three, "Sirena "

Le reportage d'Elsa Daynac

Sous la terre de Courtney Collins, page 238 : « Assise au bord du ravin, elle avait l’impression que son passé n’était ni derrière elle ni dessous, mais partout à la fois, vivant à travers elle ».

Jessie s’évapore à travers monts, vaux et prairies australiennes,

Et assise au bord du ravin, Lena Nyadbi apparaît.

Lena Nyadbi est une artiste aborigène d’Australie occidentale, née en 1936 dans le même temps où Jessie mourait. Elle aussi a l’impression que son passé n’est ni derrière elle ni dessous, mais partout à la fois, vivant à travers elle. Le sujet principal de ses peintures, c’est le temps du rêve : ce temps où passé, présent et futur se confondent. –Vivant partout à la fois, à travers les paysages, à travers les êtres.

Depuis le mois de juin, Lena Nyadbi a installé un de ses rêves sur le toit du musée du Quai Branly de Paris : « Le rêve des écailles du Barramundi ». Le barramundi c’est le poisson totem de sa famille, Et son histoire nous est révélée sur le toit du musée.

Partons, Le temps d’un rêve, avec Stéphane Martin, le président du musée du quai Branly.

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