Florence Seyvos ,romancière,auteur de livres pour enfants et également scénariste de Noémie Lvovsky vient de faire paraitre aux éditions de l'Olivier "La sainte famille"

Nous sommes tous, bien plus que par la génétique, déterminés par l'enfance que nous avons connue.

Par tout ce que nous y avons vécu, expérimenté, imaginé, et que nos parents ne soupçonnaient  même pas .

Par ces immenses plages d'ennui que nous devions traverser avec, pour seule compagnie, les monstres de notre imagination.

Par la transgression des interdits et les histoires bancales qu'il nous fallait inventer pour s'en justifier .

Et par la rencontre d'adultes bizarres  avec lesquels il fallait bien coexister.

Un vert paradis,dit-on pourtant de ce territoire enfantin.

Comme si la mémoire se devait d’être sélective.

C'est pourtant bien durant nos premières années celles dites de l’innocence, que l'on apprend comment marche le monde:les rapports de pouvoir, l'habituelle violence des forts sur les faibles, les jeux sexuels imposés, l'humiliation et la honte, l'hypocrisie et le mensonge.

Les petits d'homme apprennent vite en regardant vivre les adultes.

Dans son dernier roman, La sainte famille qui vient de paraitre aux éditions de l'Olivier, Florence Seyvos nous entraine dans le souvenir d'une enfance apparemment paisible.Celle de Suzanne et Thomas, qui, l'été venu, reprennent possession d'une grande maison au bord d'un lac.

Une aïeule y meurt difficilement dans une chambre retirée, leur grand-mère tyrannise sa sœur, demeurée vieille fille, dévorée d'amour pour ses neveux.

Une mers autoritaire et un père lointain ne vont pas tarder à se séparer .

Une cousine délurée vient semer le désordre.

Un oncle frôleur et inquiétant se love le soir dans les bras de sa mère pour y pleurer.

Suzanne grandit dans une sorte d'effroi, se réfugiant dans le mensonge comme sous une couverture confortable.

Devenue adulte, elle se souvient de son apprentissage de la solitude et du secret.

Dans la veine de Flannery O' Connor, d'Henry James et d'Alice Munroe, Florence Seyvos nous offre, avec La sainte famille , un conte cruel et fascinant dans lequel, par la grâce de sa belle écriture, nous retrouvons nos propres blessures d'enfance.

Et elle est aujourd'hui l'invitée de cette première _Humeur Vagabond_e d la saison, dorénavant hebdomadaire.

  • Le reportage de Vinciane Laumonier

L'enfance d'un frère et d'une sœur sur une île sauvage de la Loire. Carole et Karl ont passé leur enfance sur l'île de Souzay, près de Saumur, où leur père a acheté une vieille ferme qu'il a rénovée. Ils s'y retrouvent aujourd’hui, aimantés par ce lieu si particulier, remontant le fil des souvenirs en empruntant les chemins de leur enfance, entre berges aux trésors, promenades sous les arbres et la présence bienveillante de la Loire.

La famille tient des chambres d’hôtes sur l'île : http://www.lafermeduport.com/


  • La programmation musicale

Emily Loizeau :"Mona"

Agnes Obel: "Familiar"

Chris Garneau: "Lucioles"

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](http://www.lafermeduport.com/)

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