[scald=9073:sdl_editor_representation]En 1994, Alain Buisine publie "Eugène Atget ou la mélancolie en photographie". Pour lui, contrairement à l'idée habituellement admise, le photographe Eugène Atget, qui a passé 30 années de sa vie à archiver, sur des plaques de verre, le Paris du XIXè siècle ne train de disparaître sous les coups de boutoir du baron Haussmann, n'est pas le simple activiste nostalgique d'un passé nostalgique. Il est, au contraire, le dramaturge talentueux d'une ville rêvée, reconstituée comme le "théâtre d'un crime", soigneusement vidée de ses figurants. Ce sera à chacun des visiteurs de la fascinante exposition qui vient de démarrer à la Bibliothèque Nationale, de se faire une opinion. Atget, simple artisan fabricant de documents, ou artiste visionnaire, précurseur de la photographie moderne. Sur le site Richelieu à la BN, ce sont pas moins 350 tirages, dont beaucoup d'époque, qui évoquent les trente années de travail minutieux, modeste mais exceptionnel d'un photographe qui doit aux américains de n'avoir pas sombré dans l'oubli en France. C'est en effet grâce à Bérénice Abbott, grande photographe elle-même, assistante de Man Ray à la fin des années 20, que le fonds Atget, 1500 négatifs et 10 000 tirages, s'est retrouvé en 1968 dans les collections du Museum of Modern Art de New York. Sylvie Aubenas et Guillaume Le Gall sont les commissaires de l'exposition rétrospective Atget à la BNF jusqu'au 1er juillet. Catalogue de l'exposition édité chez BNF/HazanJulien Cernobori

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