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Pour « Thomas et le Voyageur » roman Albin Michel « Une brève histoire du jardin » éditions JC Béhar Collaboration à « Des jardins dans la ville » de Michel Corbou/Arte éditions Sur une planète qui se couvre de murs, de barbelés, de check points et d’hommes en armes pour protéger les plus riches des plus pauvres, les plantes, elles, continuent leur vagabondage millénaire. Pas de frontières pour la Berce venue du Caucase, le robinier des amériques, le buddleïa du continent asiatique et la renouée du Japon, comme ces petits pruniers et cerisiers qui illuminent ces jours-ci les trottoirs parisiens depuis que le printemps y a montré le bout de son nez. Pas de guerre ni de races au jardin, cohabitation et métissage y sont des évidences. Pour un monde meilleur, les politiques devraient être obligés d’apprendre le jardinage… Revoici notre jardinier-voyageur-écrivain, Gilles Clément, que ses déambulations planétaires ramènent dans ce studio à intervalles réguliers. Ce n’est pas parce qu’il s’est mis en retrait depuis l’élection de 2007 –renonçant à tout contrat avec la puissance publique- qu’il s’en serait allé à la retraite dans l’île lointaine où il dit avoir trouvé le véritable art de vivre. Un jour, peut-être… En attendant il travaille, il enseigne et il écrit. Deux livres sortent en même temps : « Thomas et le Voyageur » son premier roman publié en 1997 qu’Albin Michel a réédité, et, chez jean Claude Béhar, « Une brève histoire du jardin », quête poétique et philosophique du paradis végétal. ### reportage Martine Abat :visite des jardins partagés des Beaudottes à Sevran, en Seine Saint-Denis, en compagnie de Joël Humbert, chef de projet des jardins partagés pour la ville de Sevran, Lameri Guenouche, de l'association Aurore et des jardiniers habitants du quartier des Beaudottes, Maria, Leïla, Imane et Mohammed ...A Sevran, la mairie a décidé en 2008 de la création de jardins partagés dans trois quartiers de la ville. Autrefois terrains de jeu bétonnés, parkings, ou friches, ces jardins ont été découpés en parcelles de 20 à 40 m carrés et les habitants intéressés ont tiré au sort un bout de terre. On y a planté des arbres fruitier, construit des cabanes à outils, aménagé des points d’eau ; les outils de jardins, les arrosoirs sont prêtés par la ville et laissées aux bons soins des habitants. On y jardine modestement, des légumes surtout, et sans pesticides. Les habitants organisent comme ils le souhaitent leur parcelle, on fait appel à la récup’, au recyclage. Une démocratie à l’échelle du jardin s’y est développée, avec des délégués pour attribuer les parcelles, trancher les questions et les conflits, nettoyer les parties communes mais aussi organiser des barbecues et surtout parler, échanger, faire des choses ensemble.
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