France Inter fête ses 50 ans, avec Adèle, et Patrick Henry

France Inter a 50 ans
France Inter a 50 ans © Radio France

Ce soir un générique un peu particulier pour célébrer une radio un peu particulière, la nôtre, France Inter qui, vous ne sauriez plus l’ignorer, fête ces jours-ci son 50ème anniversaire.

C’est évidemment joyeux, mais, et nous nous en sommes tous rendu compte en plongeant dans nos archives pour préparer l’événement, c’est aussi terriblement nostalgique. Les génériques des émissions que nous écoutions, chez nous, avant même d’imaginer que nous pourrions en faire partie un jour ; les voix des copains partis cultiver leur jardin ou danser dans les nuages; nos jeunes années, elles aussi envolées, sans que la passion pour ce métier-là ne s’érode, même si nous le voyons se dégrader chaque année un peu plus, comme tant d’autres liés à ce service public, qui est pourtant le cœur de notre vivre ensemble.

Car une radio publique ce n’est pas une fantaisie à la française, c’est un outil indispensable pour apporter chez nous ce dont chacun a besoin pour penser librement, pour réfléchir, pour rêver, pour s’évader, pour entendre le bruit du monde et les voix de ses semblables et de ses différents.

Ce soir aussi une émission un peu particulière, car j’y recevrai des gens avec qui je travaille depuis des années, dont je respecte le savoir-faire et qui m’ont, comme beaucoup d’autres depuis 25 ans, aidée à mieux faire mon métier. Un métier, oui, c’en est un, même si, un jour, un directeur nous avait affirmé le contraire, suggérant ainsi que, sauf les muets et peut-être les bègues, chacun pouvait du jour au lendemain faire de la radio puisqu’il suffisait, en somme, de parler dans un micro. Et, cela d’ailleurs peut se faire, mais grâce à ce que l’on appelle « les équipes » : techniciens, réalisateurs ou metteurs en onde, reporters, attachés de production et assistants qui, du coup, seront là pour préparer, expliquer, réparer, bref travailler à la place de celui ou de celle qui débarque ainsi sur la planète radio. Car il y a ici des savoirs faire, de l’excellence, une curiosité et une implication infinies, des oreilles formées à détecter les fausses notes, les a-peu-près, à rechercher inlassablement ce qui passera le mieux à l’antenne.

Ce son d’Inter, qui fait qu’en ouvrant la radio on sait tout de suite sur quelle antenne on est, c’est de cela dont nous parlerons ce soir avec Adèle , grande réalisatrice devenue photographe, et Patrick Henry , ordinairement de l’autre côté de la vitre en régie.

Et Vinciane Laumonier a, pour l’occasion, pioché dans sa malle à trésors pour un voyage en sons poétique et pertinent. Allez, bon anniversaire à tous !

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