Les Iliennes a été créé à Ouessant en 2018 par Annick Duboscq et Hélène Prigent

Annick Duboscq, présidente et Hélène Prigent, éditrice de la maison d’édition "Les îliennes"implantée à Ouessant.
Annick Duboscq, présidente et Hélène Prigent, éditrice de la maison d’édition "Les îliennes"implantée à Ouessant. © Frédéric Célestin

Dans Composition Française, ce merveilleux récit de son enfance bretonne, structurée par les figures imposantes de sa mère et de sa grand-mère, partagée entre l’école de Dieu et celle du Diable, entre français et breton, Mona Ozouf évoque cet appel du large, ce désir fou d’évasion vers l’horizon, ce désir d’îles que tous ceux qui sont nés entre Saint Malo et Saint Nazaire ressentent au plus profond. Et qui, comme moi, a eu un père marin, se souvient sans doute de la première comptine apprise sur ses genoux : 

Qui voit Groix voit sa joie, qui voit Sein voit sa fin, qui voit Molène voit sa peine, qui voit Ouessant voit son sang.

De quoi nourrir tout au long de sa vie le rêve éperdu de s’en aller finir sa vie sur une île battue par les vents, ou plus rien ne limite le regard.

Elles sont à l’Ouest, c’est le cas de le dire, ces îliennes, la maison d’édition créée  à Ouessant en 2018 par Hélène Prigent avec son amie Annick Dubosq, rencontrée à la Réunion des Musées Nationaux où elles ont toutes deux travaillé. Trois ans auparavant Hélène a décidé de quitter Paris et de s’installer sur cette île qu’elle fréquentait enfant avec sa grand mère.

C’est la rencontre d’un artiste installé pour quelques semaines en résidence au phare du Créach, l’un des cinq que compte Ouessant, qui lui donne l’idée de publier ses aquarelles consacrées aux paysages mais aussi aux habitants de son île. 

Depuis ont suivi un livre de photos de Guy Hersant, les mémoires de Louis Cozan, l’un des derniers gardiens de phares, un petit abécédaire ouessantin, des livres pour enfant et le dernier ,tout à fait exceptionnel :L’île que j’ai tant aimée, récit autobiographique écrit avant la première guerre mondiale par une femme étonnante, Joséphine Masson Bacquet, retrouvée par sa petite-fille. 

Une île et des femmes, elles seront deux ce soir pour nous en parler.

Pour aller plus loin

Le site des Editions Les iliennes 

Avec les reportages à Ouessant  et les  voix de :

Mona Ozouf, Jeanne Louette, Jean-Yves Cozan, Jean-Pierre Lecoq  ,Dédé Lafleur (André Dulieu,), Françoise Péron (ARCHIVES INA ) 

L'Humeur Vagabonde vous recommande très chaleureusement "Haïti mon amour" le dernier album de la merveilleuse  pianiste Célimène Daudet 

La pianiste Célimène Daudet met à l'honneur  des compositeurs haïtiens du début du siècle dernier, un répertoire inédit en Europe.

Le disque est disponible sur le label NoMad Music.

A écouter , la chronique d' Anna Sigalevitch sur le disque

La programmation musicale 

Yann TIERSEN   Porz Goret  

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