Orgon n'est pas un benêt. C'est un homme qui enragede n'être plus ma^tre chez lui. C'est un homme qui a envie de croire alors qu'autour de lui le doute et le cynisme sont à la mode. C'est un homme qui a envie d'aimer, et d'être aimé, fut-ce un autre homme. "Tartuffe" que Molière a écrit et récrit en 1664 et 1667 est un pièce politique. Contre l'hypocrisie et le parti dévôt, certes, mais aussi pour revenir dans les faveurs du Roi, ce qui n'est pas forcément un bon aiguillon pour l'inspiration. Pièce cruelle plus que drôle, dont la noirceur et la sensualité ont souvent été poussées sous le tapis des convenances. C'est cette pièce là précisément, que Stéphane Braunschweig a choisi pour tirer sa révérence au Théâtre Nationale de Strasbourg qu'il dirigeait, ainsi que son école, depuis 2000, puisqu'il va, en janvier 2010, succéder à Alain Françon au Théâtre National de la Colline. D'ici là on le retrouvera en juillet à Aix en Provence où il met en scène Wagner pour la troisième année, avec Siegfried, et à la rentrée à la Scala de milan pour un Don Carlo qui aiguise déjà nos appétits.

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