Sylvain Ricard est ce soir l'invité de l'Humeur Vagabonde pour la bande dessinée "Motherfucker - Tome 2",paru aux Editions Futuropolis le 7 février 2013.

MotherFucker - Tome 2
MotherFucker - Tome 2 © Editions Futuropolis

En octobre 1966, sous l’impulsion de Bobby Seale et de Huey P. Newton (deux jeunes militants de la cause noire), est créé le Black Panthers Party à Oakland en Californie . Cette nouvelle organisation est née, après les émeutes de Watts l’année précédente à Los Angeles, du désir de radicalisation exprimé par des déçus du mouvement des droits civiques. Un mouvement que le pasteur Martin Luther King maintient résolument dans la non-violence en dépit des exactions racistes et policières qui frappent ses membres. L’acte fondateur des Black Panthers est la proclamation de ce plan en dix points que ses militants vont défendre dans la communauté noire tout en expliquant la nécessité de l’autodéfense.

Après des albums remarqués consacrés notamment au bagne, à la prison, à la fin de vie, aux violences conjugales, tous réalisés avec des dessinateurs différents, Sylvain Ricard, scénariste de bande dessinée, vient de publier chez Futuropolis, deux albums consacrés aux Black Panthers, sous le titre « Motherfucker », réalisés avec Guillaume Martinez . Pour raconter cette épopée pleine de morts et de violences, il nous fait suivre le destin de Vermont Washington qui tente en vain, installé à Detroit, l’une des villes les plus racistes des Etats-Unis à cette époque, celle où Barack Obama a commencé sa carrière, de faire vivre sa femme et sa fille tout en militant activement pour les droits de sa communauté. Une BD en noir et blanc, cadrée au plus près, qui nous fait mesurer le chemin parcouru en 50 ans.

Le résumé de la BD

Dans l’Amérique des années soixante, la ségrégation raciale reste une plaie ouverte depuis la fin de la Guerre de Sécession. Suivant les dix points du plan de propagande et d’éducation du Black Panther Party, Sylvain Ricard et Guillaume Martinez racontent avec force, en un récit coup de poing, cette époque qui n’est toujours pas totalement révolue…

Le reportage d'Aude-Emilie Judaïque

Black History Month
Black History Month © Dorothy's gallery

Le Black History Month, à la Dorothy's Gallery, galerie d'art contemporain américain à Paris.

Aux Etats-Unis, l’héritage noir est célébré depuis 1926. Peu à peu, la semaine de l’Histoire des nègres s’est transformée en un mois entier de commémoration et de célébration des héros de l’émancipation afro-américaine.

Aujourd’hui, le Black History Month est fêté non seulement aux Etats-Unis, mais aussi au Canada, au Royaune-Uni et depuis peu en France, où la diaspora entretient joyeusement la flamme. Je me suis donc rendue à la Dorothy’s gallery, une galerie d’art contemporain américain installée à Paris, qui célèbre jusqu’au 24 mars le Black History Month.

Les liens

Le site Internet de la Dorothy's gallery

Voir la vidéo "Black Moses Barbie"

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