Pour son livreEntre nous, les Levantins : carnets de voyage - traduits de l'hébreu par Jean-Luc Allouche - chez Actes Sud

Benny Ziffer-Entre nous, les Levantins : carnets de voyage
Benny Ziffer-Entre nous, les Levantins : carnets de voyage © Actes Sud / Benny Ziffer

« Pour qui écrit-on », est une bien meilleure question que le « pour quoi écrire » qui vient naturellement aux lèvres.

Souvent, c’est d’abord pour les morts, pour leur redonner voix, ou pour leur dire enfin ce que l’on n’a pas su exprimer de leur vivant. Pour continuer une conversation qui ne peut s’arrêter sous le prétexte futile que l’un ou l’autre des locuteurs aurait disparu.

D’ailleurs que signifie disparaître pour qui croit en la force de la littérature ?

Les livres sont pleins de fantômes vigilants mais bienveillants pour qui sait les laisser parler par la bouche des vivants.

Et passer d’un auteur à un autre, d’une culture à une autre, comme d’une ville à une autre, au gré des affinités électives, nous laisse parfois espérer que le monde pourrait se pacifier, comme l’esprit s’apaise lorsqu’on pénètre dans une bibliothèque.

Benny Ziffer a fait un livre de ses carnets de voyages dans ses villes de prédilection : Le Caire et Alexandrie, Amman et Istanbul, Jérusalem, Athènes et Paris. Entre nous, les Levantins , traduit de l’hébreu par Jean-Luc Allouche, qui vient de paraître chez Actes Sud est un livre plein de fantômes malicieux, généreux, cosmopolites, curieux des autres et respectueux de leurs croyances, aimant flâner dans les rues, les librairies, les vieux quartiers à la recherche d’un temps où le vivre ensemble était la règle.

Hébreu, arabe, français, anglais, des restes de ladino, un zeste d’allemand et d’italien, se fondaient en une sorte d’espéranto chantant tout autour de la Méditerranée, poésie et conversation y étaient la base du savoir commun.

Benny Ziffer a fini par écrire le livre qui a dû faire sourire de bonheur ses parents, et il est, ce soir, l’invité de l’Humeur Vagabonde.

RENCONTRE AVEC BENNY ZIFFER - jeudi 6 mars à18h- Librairie Les Cahiers de Colette

http://www.actes-sud.fr/actualites/benny-ziffer-jeudi-6-mars-18h-librairie-les-cahiers-de-colette

LES CAHIERS DE COLETTE

25 RUE RAMBUTEAU - 75004 PARIS

01 42 72 95 06

http://www.lescahiersdecolette.com/f/index.php

Le reportage de Gladys Marivat

Dans la famille Kanza, une famille juive originaire de Turquie depuis des siècles, il y a Victoire-Vida-Vicky, la grand-mère, née en Turquie, qui a vécu en Roumanie, puis en France ; il y a la fille cadette née en Roumanie, qui a vécu en France, puis à Londres et a épousé, comme sa sœur aînée, un homme né à Istanbul, où ils retournent ensemble quatre fois par an.

Dans la famille Kanza, on parle au moins quatre langues pour évoquer Istanbul. Une Istanbul comme une tour de Babel, ville-monde et ville-livre. Et puis, il y a toujours un peu de « hüzün », cette nostalgie proprement stambouliote qu’on retrouve dans les livres d’Orhan Pamuk et dans lesCarnets de voyage de Benny Ziffer.

Rencontre avec la famille Kanza qui était au complet le week-end dernier, la veille des 90 ans de Vicky.

Avec des extraits de Aire de Mujer, chants Judéo-Espagnols de l'ensemble Les Dames de Chœur

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