Pour le documentaire Les jours heureux (en salles le 6 novembre)

Gilles Perret - Les jours heureux
Gilles Perret - Les jours heureux © Radio France

Présidé dorénavant par Georges Bidault, après l’arrestation de Jean Moulin en juin 1943 à Caluire par Klaus Barbie, leConseil National de la Résistance va s’atteler à la rédaction d’un programme en deux parties. La première va donner les grandes lignes de l’insurrection armée qui précédera le débarquement allié, tandis que la seconde détaillera la politique que la France libérée devra mettre en œuvre pour restaurer une république plus libre et plus juste. Ce programme, intitulé «Les jours Heureux » , sera achevé en mars 1944, approuvé par les 16 hommes qui siègent au CNR au nom des organisations de la Résistance, des syndicats et des partis politiques. Certains, comme le Parti Communiste et le Parti Socialiste, en tant que tels. D’autres, ceux du centre et de la droite, qui collaborent au régime de Vichy, représentés par quelques hommes entrés individuellement en Résistance.

Depuis 1998, Gilles Perret réalise des documentaires qui racontent la réalité du monde à travers les récits d’hommes et de femmes qu’il rencontre dans les Alpes où il réside depuis toujours. Il était venu nous voir pour Walter, retour en résistance sorti en 2009, puis avec De mémoire d’ouvriers réalisé en 2012 en Savoie et Haute-Savoie. Aujourd’hui, il revient avec Les Jours Heureux ou__ l’histoire du combat politique mené par les résistants de gauche parallèlement au combat militaire qu’ils livraient contre l’occupant. Un combat qui déboucha, dès 1944 et 1945, par l’adoption des grandes lois qui ont fait de la France une république forte, plus égalitaire et plus juste qu’elle ne le fut jamais. Une charpente juridique, économique et sociale que tous les gouvernements, depuis 1986, s’acharnent à démanteler au nom du libéralisme et de la mondialisation. Ce film sort en salles demain, il sera également disponible en DVD et à la disposition de tous ceux qui voudraient organiser projections et débats à travers le pays.

En compagnie de Léon Landini, ancien de la résistance lyonnaise, Gilles Perret est, ce soir, l’invité del’Humeur Vagabonde

Le reportage de Judith Soussan : au mémorial de Montluc à Lyon

Cellule de Jean Moulin au Mémorial de la prison de Montluc@D.R
Cellule de Jean Moulin au Mémorial de la prison de Montluc@D.R © Radio France

La prison de Montluc à Lyon, construite en 1921, a été utilisée par Vichy puis réquisitionnée par les Allemands en 1943 pour en faire un lieu d’internement. Jean Moulin y transita. Léon Landini également, que l’on voit dans le film en train de revisiter les lieux, à la recherche de la cellule qu’avec d’autres il occupa.

Puis Montluc fut utilisée pendant l’Epuration, pendant la guerre d’Algérie, et enfin pour accueillir des détenus de droit commun. Le dernier détenu en lien avec la seconde guerre mondiale à y passer fut Klaus Barbie, avant son procès.

Depuis 2010, Montluc est devenu un mémorial. Une jeune équipe d’historiens passionnés permet à des Lyonnais de découvrir ce passé méconnu.

Samedi, en plein week-end de la Toussaint, et malgré le temps maussade, ils étaient nombreux à s’être déplacés pour la visite guidée, menée par Antoine Grande , et pour écouter le témoignage demadame Hélène Berthaud , résistante rescapée de Montluc, 90 ans aujourd’hui.

Un grand merci à Mme Berthaud et à Antoine Grande, « coordonnateur mémoire » du Mémorial. Merci à Pierre, Séverine, Aurélie.

- Mémorial de la prison de Montluc - 1 rue Jeanne Hachette - 69003 Lyon - 04 78 27 15 61

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