Guillaume Pujolle,
Guillaume Pujolle, © Collection Sainte-Anne, Paris
Pour « Blast » sortie du tome 2 « L’apocalypse selon Saint Jacky » aux éditions Dargaud A quoi sert l’analyse ? Ni à devenir heureux, ni à supprimer les angoisses, ni à se changer en homme bien quand on ne l’est pas au départ, ni même à comprendre comment ça marche tout ça. Alors, penseront beaucoup de sceptiques, est ce bien la peine d’investir autant dans un travail si long et pénible pour, comme le disait ce cher Lacan, ne même pas être certain de se voir débarrassé de sa connerie à l’arrivée ?... Pourtant l’analyse, quand elle marche, a une vertu , modeste en apparence, mais inouïe en réalité : elle nous permet de vivre avec nous même, tel que nous sommes, et de connaître nos failles pour mieux éviter de s’y noyer. Et d’y engloutir, parfois, ceux qui nous entourent. Manu Larcenet ne dira pas le contraire, lui qui, collectionnant les années de divan, a transformé ses douleurs, ses cauchemars, ses obsessions en livres d’images. « Le retour à la terre » en 2002, avec son copain Ferri, dont le héros Larssinet lui ressemble drôlement, et puis, à partir de 2003, la série du « combat ordinaire », bien sûr, qui connaîtra un succès aussi énorme que mérité. Aujourd’hui Larcenet revient avec la suite des confessions dérangeantes de Polza Mancini, ex écrivain gastronomique obèse, devenu clochard après la mort de son père et que la police retient en garde à vue pour lui faire avouer ce qu’il a fait à une certaine Carole Oudinot qui est dans le coma à l’hopital. Le premier tome de Blast est paru à la rentrée 2009, le deuxième vient de paraître, un 3è est en cours. ### **reportage** En 1950, une Exposition internationale d'art psychopathologique faisait grand bruit dans les médias : le public découvrait des oeuvres de malades, internés dans les asiles verrouillés de l'époque. 60 ans plus tard, la psychiatre Anne-Marie Dubois, qui gère la Collection Sainte-Anne, ressort de l'hôpital une trentaine de ces oeuvres et les expose à la galerie Area, à Paris, dirigée par Alin Avila. Tous deux souhaitent faire naître chez les visiteurs un regard d'étonnement, sans préjugé, sur ces peintures d'"artistes-fous". Reportage de Baptiste Etchegaray "Art et folie" jusqu'au 14 mai, Galerie Area, 50 rue d'Hauteville, Paris 10ème
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