[scald=9685:sdl_editor_representation]Ellis Island, surnommée "L'île des larmes", située face à la statue de la liberté à l'embouchure de l'Hudson, fut entre 1982 et 1954, ce lieu mythique vers lequel convergeaient les rêves et les espoirs de tous les affamés, les pourchassés et les parias du monde occidental. Près de quinze millions d'émigrants y passèrent, croyant ainsi franchir enfin la "porte d'Or" qui leur ouvrirait les portes d'un Eldorado tant vanté par les publicités. C'est bien après la fermeture du centre de transit et son abandon aux dégradations du temps et des vandales, que Robert Bober et Georges Perec sont allés tourner, en 1978, un film magnifique, "Récit d'Ellis Island". On peut trouver ce film dans un coffret DVD édité par l'INA (vol. 1) Dans cette nouvelle Cité Internationale de l'Immigration qui a enfin ouvert ses portes dans l'ancien musée des colonies de laé Porte Dorée à Paris, se tient jusqu'au 7 janvier 2008, une étonnante exposition des photos prises à Ellis Island par Augustus Frederic Sherman, obscur employé au service des registres entre 1905 et 1920. Il s'agit de portraits posé des émigrants, seuls ou en famille, le plus souvent dans leurs vêtements traditionnels, il y a peu de sourires et beaucoup d'angoisse dans les regards. Dans le cadre de cette exposition, mais hors ses murs, sera projeté le samedi 8 décembre à 12h à la cinémathèque les "Récits d'Ellis Island" de Bober et Pérec. Le mercredi 19 décembre, sous la direction de l'EHESS, est organisée une journée d'études sur l'immigration, son histoire et ses représentations. Nancy Green, auteur de "L'odyssée des émigrants. Et ils peuplèrent l'Amérique" paru chez Gallimard, collection Découvertes, en assurera la direction scientifique."La vie et rien d'autre" par Julien Cernobori. Quatrième épisode de ce feuilleton au Café social de la rue de Pali Kao, à Paris : "un étranger dans un pays". Dans la salle principale du café social il y a une petite porte qui conduit à un bureau, celui de Carine Boisserie, l’assistante sociale du café qui aide les vieux migrants dans leurs démarches administratives. Julien s'est glissé dans cette pièce où se trouvait un monsieur d’une soixantaine d’années qui avait déposé sur la table de Carine tous ses certificats de travail résumant toute une vie. Petits boulots, petits contrats, et petite retraite… en France. Parce qu’on pourrait penser que les chibanis après une longue absence souhaitent retourner au pays où se trouvent leurs familles, que c’est un non sens de voir un immigré vieillir loin de sa terre d’origine, et pourtant beaucoup choisissent de rester, malgré l’éloignement et la précarité de la retraite. Café social Association Ayyem Zamen 7, rue de Pali Kao 75020 Paris tél : 01 40 33 25 2

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