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Pour Dolce Vita: 1959-1979 (Stock).

Dix ans après la fin d’une guerre qu’elle a livrée du mauvais côté, l’Italie, étrangement, ne semble porter aucune culpabilité : absoute par l’Eglise et les Américains, elle a rapidement recyclé les responsables fascistes dans les services secrets, la politique et les affaires. La modernité pénètre peu à peu, par le Nord, un pays resté majoritairement paysan et religieux.

Ce sont les artistes, écrivains et cinéastes, qui portent le scandale dans leur peinture corrosive d’une société corrompue et décadente : Moravia et Morante, Pasolini et Fellini, Rosi et Visconti. En 1959, Fellini provoque un terrible scandale avec « La Dolce Vita » que le Vatican met à l’index et que le festival de Cannes couronnera. C’est le titre qu’a donné Simonetta Greggio à son dernier roman paru chez Stock. Un vieil aristocrate italien, le Prince Malo, au seuil de la mort, revisite pour son confesseur jésuite, sa vie dissolue dans une Italie gangrenée par la violence, la drogue, la corruption et le crime. En dehors de ce couple romanesque, tout est vrai dans ce livre passionnant qui nous propose une grille de lecture implacable des années de plomb et de l’arrivée au pouvoir de Silvio Berlusconi. Simonetta Greggio est ce soir l’invitée de l’Humeur Vagabonde.

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Caroline Gillet: Beaucoup de jeunes diplômés quittent l’Italie pour s’expatrier à Paris, New York, Berlin… Les artistes notamment. Les plasticiens Davide Bertocchi, Giuseppe Gabellone et Alex Cecchetti vivent tous à Paris et exposent pour le moment au Magasin, le Centre national d’art contemporain à Grenoble … l’exposition s’appelle « SI, syndrome italiana » et s’intéresse aux jeunes artistes italiens, qui ont moins de 40 ans. La moitié d’entre eux ne vivent plus en Italie. Alors pourquoi partent-ils ? Reportage dans l'exposition avec le commissaire, Yves Aupetitallot et ces trois artistes.

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