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Pour « La grande Maison » Editions de l’Olivier A la page 200 d’un livre qui en compte 350, un père, au seuil de la mort, plein de colère, de douleur et d’amour jamais avoué, parle à son fils, revenu après des années d’absence et de silence, pour l’enterrement de sa mère. Ce vieil homme, réputé dur, lui avoue enfin ses erreurs, son angoisse devant la mort, sa fierté envers lui, à qui il n’a jamais donné tendresse ni encouragement et dont il moquait férocement les essais d’écriture. Il lui parle, enfin. Mais c’est dans le silence d’une maison vide qu’il va oser dire ces mots essentiels. Son fils, devenu magistrat, est parti se promener, redoutant le face à face avec ce vieil homme qu’il ne connaît plus. Cette scène est au cœur de « la Grande Maison », dernier roman de Nicole Krauss, paru aux éditions de l’Olivier, un récit qui tisse quatre destinées à travers les années et les continents, autour de la mémoire et des secrets, de la perte et de la vie après le traumatisme de la Shoah. Un bureau en bois sombre, doté de 19 tiroirs dont un seul restera obstinément fermé, va passer de mains en mains. Volé en Hongrie pendant la guerre, donné par une survivante à un poète chilien qui disparaitra dans les prisons de Pinochet , il sera, pour la romancière newyorkaise qui le conserve, la source mystérieuse de son écriture. Car ce très beau livre de l’auteur de « L’Histoire de l’Amour » paru en 2006 est aussi une réflexion bouleversante sur ces mécanismes obscurs qui ouvrent, ou ferment, les vannes de l’écriture. Nicole Krauss était à Paris en avril. Nous avons enregistré cette conversation, traduite par Xavier Combe, que vous allez entendre ce soir pour mon retour dans notre chère Humeur Vagabonde. Merci de m’y avoir attendue ! ### **reportage** Lucie Akoun s'est rendue dans la nef du Grand Palais afin de découvrir "Léviathan", l'oeuvre monumentale d'Anish Kapoor visible jusqu'au 23 juin 2011. Les visiteurs s'interrogent et Jean De Loisy, commissaire de l'exposition nous livre les intentions de l'artiste et son analyse de l'oeuvre. Sont visibles également à Paris deux autres expositions de l'artiste. La première, "Between shit and architecture" dans la chapelle des petits-augustins à l’école des Beaux-Arts jusqu’au 11 juin 2011. La seconde, "Almost nothing" sera présentée dans la galerie Kamel Mennour au 47 rue Saint André des Arts jusqu'au 23 juin 2011. Enfin, ce soir Arte diffuse à 23.25 le très beau documentaire de Heinz Peter Schwerfel « Le monde selon Kapoor ». A ne pas rater.
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