Pour son documentaire « Torture made in USA » En avril 2004 la presse divulgue des photos prises par des soldats américains à la prison d’Abou Ghraib. L’émotion et la colère sont telles dans le monde que le Sénat des Etats-Unis réagit et convoque les plus proches collaborateurs de George Bush. Parmi eux, Donald Rumsfeld, secrétaire d’Etat à la Défense, qui jure qu’il ne s’agit évidemment que de dérapages individuels qui seront sévèrement sanctionnés, et que, tout aussi évidemment, ni lui, ni personne au gouvernement n’a encouragé ni eu connaissance de l’emploi de telles méthodes contraires aux lois américaines et internationales. Il témoigne, évidemment encore, sous serment. Six ans plus tard, chacun sait qu’il a menti. Horrifiés, des militaires, des juristes, des agents du FBI, parlent. Et ce qu’ils disent de la façon dont les plus hauts dignitaires américains ont tordu les lois et violé toutes les conventions internationales, pour tenter d’obtenir des renseignements que les spécialistes savent inexploitables lorsqu’ils sont extorqués par la torture, est proprement hallucinant. Marie Monique Robin, dont on connaît l’obstination et le talent d’enquêtrice, a obtenu des interviews saisissantes de responsables civils et militaires qui ne cachent pas qu’il s’agissait bien d’un plan gouvernemental approuvé et couvert au plus haut niveau. Son film, « Torture made in USA », est terminé. Il n’a pas été diffusé en mars comme prévu sur Canal+ pour un différend financier avec son producteur. Le site Médiapart l’a mis en ligne à la fin 2009. 100 000 personnes ont pu ainsi le visionner.

Martine Abat : En 2009 se sont 800 000 personnes qui se sont retrouvées en garde à vue en France, c’est énorme, on en avait parlé ici même avec Serge Portelli, président de la 12ème chambre correctionnelle de Paris. C’est un chiffre en hausse de 75% par rapport à 2002. Cet abus, Hélène, militante RESF, Réseau Education Sans Frontières qui vient en aide aux sans papier, en a été victime. Elle est assistante sociale et milite à RESF depuis 5 ans. Et depuis 2 ans elle gère une liste anti-rafle. C’est-à-dire qu’elle dispose d’un téléphone portable avec une centaine de contacts de membres de RESF qui souhaitent être informés de ces contrôles massifs d’identité qui se font au faciès dans le métro, et dès qu’elle informée d’une rafle dans le secteur Nord Est de Paris, elle envoie un texto à tous ses contacts afin de les mobiliser et qu’ils se rendent sur place. Et puis le 15 février dernier, elle a vu débarquer dès potron-minet, la section anti-terroriste de la brigade criminelle de Paris. Rencontre avec

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