Juin 1967. Entre l'appel à la guerre lancé depuis le Caire à toute la nation arabe, et la reddition des armées égyptiennes, jordaniennes et syriennes, sept jours, on le sait, se sont écoulés. Sept jours pour qu'un monde vacille, s'écroule et se referme à jamais sur lui-même. Partout les régimes se durcissent, la méfiance envers l'Occident s'exaspère, les communautés s'affrontent, la religion devient un drapeau. Les deux guerres contre l'Irak, en plus de l'interminable et désespérant conflit israélo-palestinien, creuseront l'abîme. Pour l'élite politique intellectuelle arabe, généralement en exil, contribuer à l'apaisement des tensions demeure un rêve encore inatteignable. A l'intérieur des pays dont ils sont issus, la contestation, la liberté d'opinion, le respect des droits des femmes sont imossibles. En Occident, le regard et le discours les renvoient trop souvent à une image dévalorisée, réduite à l'intégrisme. Bassma Kodmani a quitté la Syrie en 1968, pour des raisons politiques. Chercheuses associée au CERI, elle est directrice de l'Initiative Arabe de Réforme qui regroupe des instituts de recherche travaillant à l'introduction de la démocratie dans les pays arabes. Elle publie aux éditions Liana Levi un court essai "Abattre les murs" où la lucidité du constat semble, pour l'instant, l'emporter sur l'espoir du changement.

"La vie et rien d'autre" par Julien Cernobori. Les Babayagas, dernier épisode. La suite et la fin de notre feuilleton sur une bande de vieilles dames, pas des mémères à leur chienchien, non : des Babayagas. Elles portent le nom d’une sorcière des contes russes, et depuis dix longues années elles soutiennent de toutes leurs dernières forces un projet, celui de donner le jour à une maison, à Montreuil, dont les clés sont : autogestion, solidarité, citoyenneté et écologie, histoire de finir leur vie par leurs propres moyens et en liberté, loin des sombres maisons de retraite. On ne naît pas Babayaga, on le devient. Ce sont des militantes, des féministes, soixante-huitardes pour la plupart, leurs bises sont sonores, les rires énormes, elles vivent dans le neuf trois, les corps sont vieux mais les têtes impeccables, et toute la semaine nous avons suivi Chichi Misan, Monique Bragard et Thérèse Clerc dans les récits de leurs vies. Suite et fin ce soir.

programmation musicale

Abed Azrié

Love me ### Adele

Chasing pavements ### Helena

Fraise vanille ### liens

Le site des Babayagas

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