Pour le film Violette avec Emmanuelle Devos, Sandrine Kiberlain, Jacques Bonnaffé, Olivier Gourmet- en salle le 6 novembre -

A noter, la réédition des livres de Violette Leduc en Folio.

Enfin, Violette Leduc, éloge de la Bâtarde de René de Ceccatty est réédité chez Stock.

affiche du film Violette
affiche du film Violette © Diaphana Distribution

Entre haine de soi et arrogance, fierté et désolation, paresse et acharnement, découragement paranoïaque et provocation systématique, telle était Violette Leduc, « limace sous son fumier » ainsi qu’elle se décrit dans les premières lignes de La Bâtarde, qui fut son premier succès. De petites phrases courtes, sèches pour dire sa laideur, la sécheresse de sa mère, les moqueries de ses camarades, ses amours impossibles avec des hommes ou des femmes choisis parce que hors d’atteinte. Et une prose poétique, onirique, parfois enflée et proche de la transe pour dire l’indicible pour une femme dans les années 50, le sexe, l’avortement, l’homosexualité. Il fallait un singulier courage pour écrire ainsi et cela en ce temps-là. Simone de Beauvoir le reconnut qui l’encouragea et la soutint sans se lasser jusqu’au succès, mérité deLa Bâtarde en 1964.

Après Séraphine , le réalisateur Martin Provost s’intéresse à nouveau à une femme rejetée, sans culture au départ, qui doit souffrir pour découvrir son talent et l’imposer. Violette sort aujourd’hui en salles avec un couple d’actrices épatantes, Emmanuelle Devos, qui s’est enlaidie pour le rôle, et Sandrine Kiberlain qui campe une Simone de Beauvoir lumineuse. Jacques Bonnaffé en Jean Genet et Olivier Gourmet en Jacques Guérin sont parfaits. Reconstitution élégante du Paris de l’après-guerre, Violette offre un portrait intelligent d’une femme hors norme, difficile à aimer, impossible à détester.

René de Ceccatty , qui lui avait consacré en 1994 un livre réédité aujourd’hui, a travaillé au scénario avec Martin Provost.

Ils sont tous les deux, ce soir, les invités de L’Humeur Vagabonde

Violette Leduc éloge de la batarde
Violette Leduc éloge de la batarde © Radio France
Leduc
Leduc © Radio France

Le reportage d'Elsa Daynac

Il y a Violette et les femmes, Violette et les rochers, Violette et les hommes, Violette et les limaces, Il y a Violette deux pétales vers le haut, trois pétales vers le bas. Il y a Violette la laide, Violette l’emmerdeuse, Violette la fille, l’amoureuse, l’écrivaine…

Quelque soit la situation, Violette se raconte, dans ses livres ou du bout de sa langue. Dans les archives de l’INA, c’est au creux de l’oreille qu’on découvre Violette. Il était une fois le livre ouvert de Violette Leduc,

Dedans on y rencontre Violette par Violette Leduc en personne, puis Violette incarnée par Emmanuelle Devos, puis Violette lue par Suzanne Flon

On tourne la première page.

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