Pour « Entre nos mains », sortie en salles ce jour.

Rester zen, même quand on tremble de peur pour l’avenir, mais ne pas baisser sa garde même quand on vous jure que le serpent est bien mort…La sagesse africaine s’adapte plutôt bien à nos climats. Cette ouvrière de l’usine Starissima exprime ainsi en raccourci l’état d’esprit des salariées de cette fabrique de lingerie féminine à qui un groupe de cadres propose de participer à un projet de SCOP pour reprendre leur entreprise en dépôt de bilan. Tentant, évidemment, lorsque la fermeture est annoncée. Mais terrorisant lorsqu’il faut se lancer dans l’inconnu en y risquant au moins un mois de salaire.

Mariana Otero a tourné en 2009 près d’Orléans l’histoire de cette poignée de femmes en rebellion contre la fin programmée de leurs emplois. Au départ méfiantes, intimidées, inquiètes, ces ouvrières ont majoritairement décidé de s'investir dans un projet de coopérative pour tenter de faire vivre leur entreprise. Au fil des mois on les voit découvrir ce que signifie cette mise en commun de leurs espoirs et de leurs expériences. « Entre nos mains » qui est sorti aujourd’hui dans les salles est le récit de cette aventure, filmée à exacte hauteur de femme. Et Mariana Otero est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde.

reportage

Judith Soussan: Boulevard Lafayette, à Calais, une élégante devanture noire : « Les Dessous de Calais ». Contrairement aux apparences, il s’agit d’un magasin d’usine, ouvert il y a quelques années par Bernard Blanquart, patron sympathique, afin de vendre directement sa marque et ainsi espérer sauver sa petite entreprise de confection familiale, Conetex, menacée de fermeture. Le patron se bat, les couturières s’appliquent : du magasin à l’atelier de confection, des dessous à la dentelle, bienvenue à Calais.

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