Lecteur érudit, auteur de la passionnante "Invention de Paris",c'est avec Balzac cette fois ci qu'Eric Hazan nous raconte les quartiers d'un Paris que la bétonisation n'a pas fait totalement disparaître, et, où l'on peut encore, apercevoir César Birotteau...

Eric Hazan
Eric Hazan © AFP / Ulf Andersen / Aurimages

Plus que dans La Recherche, où Proust ne s’aventure guère en dehors du Faubourg Saint Germain et de la Plaine Monceau, le Paris en pleine révolution du XIXe siècle c’est dans la Comédie Humaine qu’il s’incarne le mieux, à travers les centaines de personnages racontés par Balzac. Témoin des destructions et de la rénovation de la capitale, l’écrivain en a fait l’âme de sa gigantesque fresque sociale et humaine. « J’ai toute une société dans ma tête » disait-il, mais elle n’existait pour lui qu’à Paris, dans les rues et les quartiers que les infranchissables frontières sociales lui assignaient.

Infatigable arpenteur des rues parisiennes, tantôt à pieds, tantôt sur son vélo, auteur de l’indispensable Invention de Paris qui ne cesse d’être réédité depuis 2002, ainsi que d’autres récits historico-amoureux de déambulations érudites dans sa ville, Eric Hazan est évidemment un balzacien convaincu. Et il ne faut pas le pousser beaucoup pour qu’il en fasse le plus grand romancier français. 

Son dernier livre, Balzac, Paris, qui vient de paraître à la Fabrique, est un régal qui donne envie d’aller, comme Rastignac, d'aller au Père Lachaise, pour contempler la ville et relire Ferragus, celui qu’il préfère.

Les extraits sonores:

Lecture Extrait « Ferragus »  par Michel BOUQUET Les lundis de l'histoire :du 20 avril 1970

La programmation musicale :

Juliette Gréco & Melody Gardot: Sous les ponts de Paris 

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