Pour la pièce Molly Bloom d'aprèsUlysse de James Joyce au Théâtre des Bouffes du Nord - du 14 au 24 janvier - avant de poursuivre sa tournée,Renens-Malley en Suisse du 29 janvier au 2 février, puis à Grasse les 7 et 8 février 2014.

Parallèlement, Anouk Grinberg présente une nouvelle exposition de dessins du 7 janvier au 8 février à la Galerie GNG, rue de Visconti à Paris 6ème.

Enfin, son ouvrage destiné aux enfants, L'Orphelin , est édité chez Cèdre Lune et paraîtra le 16 janvier prochain.

Anouk Grinberg - Molly Bloom aux Bouffes du Nord
Anouk Grinberg - Molly Bloom aux Bouffes du Nord © Pascal Victor / Molly Bloom@Pascal Victor

James Joyce disait de sa Molly Bloom , dont le célèbre monologue termine son torrentiel Ulysse, qu’elle est « une noix à casser », « une force de récupération », « le don d’Hermès ».

Ce petit bout de femme, à la fois dure à cuire et midinette, délurée et romantique, est, à la fin du roman, dans l’épisode intitulé Pénélope , mariée depuis 16 ans à Léopold Bloom, buveur invétéré, qui ne la touche plus depuis des années mais qui partage encore son lit, tête bêche, faute de place dans leur petit logis. Nous sommes le 16 juin 1904 et, pour la première fois, dans l’après-midi, Molly, chanteuse dans les cafés et les petits théâtres, a trompé Léopold avec son impresario, Boylan. Ne parvenant pas à se rendormir, Molly se laisse aller à une rêverie vagabonde, revenant sur sa vie, ses rencontres et ses déceptions. Joyce a écrit ce long monologue sans ponctuation, sans fil narratif logique, comme un torrent de mots, comme un accouchement au terme duquel Molly accède à une vision claire de sa vie.

Créé voici un an au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, Molly Bloom y revient après une longue tournée en France, Suisse et Luxembourg. Du 14 au 24 janvier Anouk Grinberg , seule en scène, dans le désordre d’un lit défait sur lequel on distingue le corps endormi d’un homme, enveloppée d’un peignoir fleuri, bas noirs défraîchis et tignasse rousse en désordre, devient, une heure durant, la Molly de Joyce. Triviale, drôle, déchirante, lucide et pourtant toujours habitée par ses rêves, cette nouvelle Pénélope n’en finit pas de retisser sa tapisserie à trous. Anouk Grinberg a conçu ce spectacle avec Blandine Masson et Marc Paquien. Et, à partir de ce soir et jusqu’au 8 février, elle expose à nouveau ses dessins et peintures à la Galerie GNG rue Visconti à Paris.

Anouk Grinberg est, ce soir, l’invitée de l’Humeur Vagabonde .

Pour en savoir plus sur le spectacle, l'équipe et James Joyce : www.mollybloom.fr Le site d'Anouk Grinberg pour voir certains de ses dessins :www.anouk-grinberg.fr

Anouk Grinberg-tête
Anouk Grinberg-tête © Anouk Grinberg / Anouk Grinbergbn
Anouk Grinberg-paysage
Anouk Grinberg-paysage © Anouk Grinberg / Anouk Grinberg

L'Orphelin , son livre pour enfants, édité chez Cèdre Lune, paraitra le 16 janvier

Anouk Grinberg-L'Orphelin-Cèdre Lune
Anouk Grinberg-L'Orphelin-Cèdre Lune © Cèdre Lune / Anouk Grinberg

Le reportage de Léa Minod

Il y a des passages dans la pièce Molly Bloom où la voix est si douce, si ténue, qu’elle en est presque inaudible. Presque.

Alors le corps et ses expressions prennent le relais des mots et la lumière entre en jeu pour traduire le non verbal.

Un travail similaire à celui du peintre : l’éclairagiste joue avec la lumière et les couleurs. Les projecteurs, de toutes tailles, de toutes formes sont ses pinceaux, ses pastels ou ses craies.

Thomas Costerg , éclairagiste au théâtre tisse ce lien entre peinture et théâtre. Il a en main les dessins d’Anouk Grinberg, exposés à la galerie GNG. Des dessins où la lumière tient une grande place : elle éclaire ou cache des bouts de visages, des yeux, des secrets, des silences.

Le site de Thomas Costerg

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