Yariv Horowitz et Adam Leibovitz sont ce soir les invités de l'Humeur Vagabonde pour "Rock the casbah" au cinéma le 8 mai 2013

"Rock the casbah"
"Rock the casbah" © Shellac

Depuis 50 ans, les mêmes scènes : des jeunes hommes, harnachés pour la guerre, lâchés, la peur au ventre, sur une bande de terre désolée, au milieu d’une population civile hostile, face à d’autres gamins, armés de pierres, de cocktails molotov, qui abreuvent l’ennemi d’insultes et de moqueries. Et, soudain, ce qui ressemblait au départ à un jeu video, se transforme en conflit sanglant. De part et d’autre des blessés, des morts. Alors même, comme l’a écrit l’écrivain israelien David Grossman, qu’« au plus profond de l’âme de chaque israélien et de chaque palestinien, il y a l’intime conviction que ce terrible conflit, finalement, est futile » .

Demain sort sur les écrans « Rock the Casbah » un film réalisé par Yariv Horowitz, qui nous fait vivre quelques jours avec un groupe de soldats israéliens, consignés sur le toit d’une maison, tandis que leur compagnie recherche dans Gaza assiégée les responsables de la mort de l’un d’entre eux. Yariv Horowitz a été, en 1989, lors de la première intifada, l’un de ces jeunes soldats, déboussolés, amenés à tirer à balles réelles sur des civils, et qui ne s’en est pas remis. "Rock the Casbah" est un film dur, mais aussi plein de vie et d’empathie pour ceux que le réalisateur appelle des cousins germains, engagés dans une guerre sans fin. Yariv Horowitz, de passage à Paris le mois dernier, a répondu à nos questions. Adam Leibowitz , l’un des producteurs de ce film, est ce soir l’invité de l’Humeur Vagabonde.

Le sysnopsis du film

Au début de la 1ère Intifada, quatre jeunes Israéliens, Tomer, Aki, Iliya, et Isaac, sont envoyés à Gaza afin de "rétablir l'ordre" , comme le leur assure leur commandant. La guerre semble alors être un jeu qui touche à sa fin. Mais, alors qu'il poursuit un jeune Palestinien, un des soldats de la troupe est tué. Assignés sur le toit d'une maison palestinienne pour surveiller le village, retrouver le responsable de la mort de leur camarade et prévenir tout nouveau trouble, les quatre infortunés se trouvent confrontés à la réalité d'une famille qui ne veut pas passer pour collaboratrice des forces occupantes. Face à une situation ingérable, leur vie de jeune soldat se complique de jour en jour.

Avec l'aimable contribution de Laurence Sendrovicz pour la traduction des propos de Yariv Horowitz

Le reportage d'Aude-Emilie Judaïque

(en compagnie d'Ofer Bronchtein et de spectateurs venus assister à la projection de "Rock the casbah" dans le cadre du 13ème Festival du Film Israélien de Paris, du 3 au 9 avril 2013 )

"Rock the casbah" est dans la veine des films israéliens qui, depuis plusieurs années, dépassent le manichéisme et donnent à entendre la façon dont le conflit est intimement vécu, de part et d'autre du mur de la honte.

De ces films qui, contre toute attente, bénéficient d'un large soutien financier de la part du gouvernement israélien, à l'évidence pas très susceptible!

Projeté en avant-première dans le cadre du 13ème Festival du Film Israélien qui se tenait à Paris le mois dernier, "Rock the casbah" n'a pas manqué de questionner les faits et de bousculer les certitudes.

A la sortie, les spectateurs étaient invités à voter pour élire le meilleur film de la sélection: "Rock the casbah" n'a pas remporté le Premier Prix, mais le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il a dores et déjà conquis son public.

NB: C’est finalement « La ballade du printemps », de Benny Torati qui a gagné le prix du Public au dernier Festival du Film Israélien. Sa sortie en salles n’est pas encore annoncée.

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